
Voyage Printemps 2026 - Partie 2
Voici la 2ème partie de l'article consacré au voyage du printemps 2026 :
➊ Ginzan Onsen et le temple aux 1015 marches de Yamagata,
➋ Cratère Okama du mont Zao et nuit à Togatta Onsen,
➌ Temple mystique à Fukushima, expo Pokémon à Koriyama et ryokan de rêve à Tsuchiyu Onsen.
→ La partie 1 est consacrée à Tokyo - Sendai - Matsushima + Naruko Onsen.
→ La partie 3 est consacrée au Mont Azuma-kofuji + Aizuwakamatsu - Ouchi-juku + Kinugawa Onsen - Nikko + retour Tokyo.
→ Le dernier article, celui du Bilan Voyage 2026, vous donnera un récapitulatif sur le budget et les activités.
4. Ginzan Onsen et le temple aux 1015 marches de Yamagata
Après avoir passé une excellente nuit au ryokan Yumoto Kissho de Naruko Onsen, nous avons découvert la magnifique vue sur le village qu'offrait la fenêtre de notre chambre. Étant arrivés la veille au coucher du soleil, nous n'avions pas vraiment eu l'occasion d'en profiter.
Je suis allée profiter une dernière fois des bains publics à l'aube. À cette heure-là, il n'y avait absolument personne et l'atmosphère était particulièrement paisible. Ce petit moment hors du temps reste l'un de mes meilleurs souvenirs du séjour.
Comme les glaces à l'eau proposées la veille, une petite boisson probiotique était disponible en libre-service à la sortie du bain. C'est une petite attention bien appréciable que l'on retrouve assez souvent dans les ryokan et certains établissements thermaux japonais.
Nous avons ensuite savouré un excellent petit-déjeuner buffet avant de procéder au check-out et de quitter notre belle auberge.
Nous avons repris la route en direction de notre prochaine étape : le célèbre village thermal de Ginzan Onsen.
Avant de quitter Naruko Onsen, nous avons fait un petit arrêt au Iwashita Kokeshi Museum pour y faire quelques achats. J'y ai notamment trouvé plusieurs kokeshi fabriquées dans la région ainsi que quelques autres souvenirs locaux (divers objets en bois et magnet kokeshi).
Les kokeshi sont des poupées traditionnelles japonaises en bois, caractérisées par leur corps cylindrique et leur tête ronde. Elles sont tournées puis peintes à la main par des artisans appelés kojin.
Elles sont vendues comme souvenirs dans les stations thermales et sont devenues de véritables objets d'art populaire. Chaque région a développé son propre style, avec des formes, des motifs et des couleurs distinctifs.
→ Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les souvenirs typiquement japonais qu'on peut retrouver au Japon.
Nous nous sommes également brièvement arrêtés à la Naruko Rest House, qui est le point de départ des randonnées menant aux gorges de Naruko, afin de prendre quelques photos.
Les gorges de Naruko (Naruko Kyokoku) comptent parmi les paysages naturels les plus spectaculaires de la préfecture de Miyagi.
Creusées par la rivière Otani, elles offrent des falaises abruptes entourées d'une dense forêt. Le site est particulièrement célèbre en automne, lorsque les érables se parent de couleurs flamboyantes.
Nous avons ensuite roulé pendant un peu plus d'une heure à travers la campagne japonaise et les montagnes avant d'atteindre les environs de Ginzan Onsen. On a parcouru des paysages vraiment magnifiques et on a fait plusieurs arrêts photo sur la route.
Quelques kilomètres avant d'arriver au village, nous sommes tombés sur un tout petit temple, le Yakushi-ji. J'ai décidé de m'y arrêter afin de demander un goshuin. Une adorable petite dame nous a accueillis et a réalisé la calligraphie avec beaucoup de soin. Elle nous a même offert un umaibo, un petit snack salé très populaire auprès des enfants japonais... mais aussi des adultes !
J'ai pu échanger quelques phrases en japonais avec elle et ce fut l'un de ces petits moments imprévus qui rendent un voyage encore plus mémorable.
Après cette très agréable pause, nous avons rejoint le parking du Taisho Romakan, situé à l'extérieur du village de Ginzan Onsen.
Ginzan Onsen est une station thermale de très petite taille. Particulièrement célèbre en hiver, lorsque le village se pare d'un épais manteau de neige, Ginzan Onsen offre une atmosphère presque hors du temps. Même si cela n'a jamais été confirmé par l'auteur, on raconte d'ailleurs que le charme de ce village aurait inspiré certains décors du film Le Voyage de Chihiro.
Les visiteurs qui ne passent pas la nuit à Ginzan Onsen doivent laisser leur véhicule en dehors du village, au niveau du parking du Taisho Romankan (où l'on retrouve le Centre d'information touristique de Ginzan Onsen, une boutique de souvenirs et un restaurant).
Pour rejoindre le village, il faut ensuite emprunter une navette payante (500 JPY l'aller-retour) qui parcourt les derniers kilomètres.
Le village se compose d'une unique rue piétonne, bordée de bâtiments en bois datant de l'époque Taisho et début Showa. La plupart d'entre eux abritent des ryokan, des auberges japonaises proposant hébergement et bains thermaux, mais on y trouve également quelques boutiques de souvenirs et restaurants.
Le long de la rivière qui traverse le village, plusieurs ashiyu invitent les visiteurs à tremper leurs pieds dans l'eau chaude des sources. Attention : l'eau est brûlante, car elle provient directement des sources thermales du village ! Personnellement, je n'ai pas pu rester plus que quelques secondes...
Ginzan Onsen ne compte qu'une douzaine de ryokan, ce qui limite le nombre de visiteurs pouvant passer la nuit sur place à environ 300 personnes.
Cette faible capacité participe au charme du village et permet d'éviter le tourisme de masse, mais il est souvent nécessaire de réserver plusieurs mois à l'avance, en particulier pendant l'hiver.
À l'extrémité de Ginzan Onsen, on retrouve la cascade Shirogane, une jolie chute d'eau de 22 mètres.
Un petit sentier permet de grimper sur la gauche de la cascade. Une fois en hauteur, l'ambiance change complètement. La plupart des visiteurs restent dans les rues de Ginzan Onsen et le calme devient presque absolu. En poursuivant notre marche pendant une dizaine de minutes, le long de la rivière et à travers plusieurs volées d'escaliers, nous avons finalement atteint l'entrée de la Silver Mine Cave.
La Silver Mine Cave (Ginzan-do) est une ancienne galerie minière à l'origine de la naissance et de la prospérité de Ginzan Onsen.
Le nom « Ginzan » signifie d'ailleurs littéralement « montagne d'argent », en référence aux importantes mines d'argent exploitées dans la région à partir du XVIe siècle.
La grotte est assez vaste et offre une fraîcheur particulièrement agréable. Il faisait très chaud à l'extérieur et, à plusieurs endroits du chemin, des fissures dans la roche laissaient s'échapper de puissants courants d'air presque glacés provenant des galeries souterraines. Cette fraîcheur était plus que bienvenue après la montée et nous avons pris le temps d'en profiter avant de redescendre.
Nous avons ensuite fait le chemin inverse pour retourner au cœur du village, reprendre la navette et récupérer notre véhicule de location afin de reprendre la route vers notre prochaine destination.
En chemin, nous avons été déjeuner chez Sukiya, la célèbre chaîne de restaurants spécialisée dans le gyudon. La rapidité du service et les prix pratiqués sont imbattables : pour moins de 800 JPY, il est possible de profiter d'un menu complet comprenant un gyudon, une soupe, une salade et une boisson. Et en plus, c'est délicieux ! :D
Très populaire au Japon, le gyudon se compose d'un bol de riz recouvert de fines lamelles de bœuf mijotées, auxquelles peuvent s'ajouter différents accompagnements comme des oignons, du kimchi, du fromage ou encore un œuf.
→ Je vous invite à découvrir mon article sur les restaurants et spécialités culinaires japonaises dans la partie "Se restaurer" du blog.
Après encore un peu de route, nous sommes arrivés aux alentours de 15 h au pied du Yamadera, dont le nom officiel est Risshaku-ji. Il s'agit de l'un des temples les plus célèbres de la région du Tohoku.
Nous nous sommes garés sur l'un des petits parkings au niveau de la ruelle principale du village avant de commencer l'ascension par l'entrée principale du temple, située tout à l'Est du site.
Fondé en 860 par le moine Ennin, le temple est construit à flanc de montagne et se compose de nombreux bâtiments disséminés au milieu d'une majestueuse forêt de cèdres.
Pour atteindre son point de vue le plus emblématique, il faut gravir plus de mille marches de pierre.
Plus précisément... 1 015 marches ! Heureusement, plusieurs panneaux jalonnent le parcours et indiquent régulièrement le nombre de marches déjà gravies ainsi que celles qu'il reste à monter. De quoi se motiver tout au long de l'ascension... ou réaliser que le sommet est encore loin ! Haha ! :D
L'ascension demande un certain effort, mais la récompense est largement à la hauteur. Le sommet du temple est marqué par un large bâtiment qui cache un immense Bouddha doré (photos malheureusement interdites). En prenant notre temps, on a mis une petite heure à grimper jusqu'au sommet.
La vue depuis le pavillon d'observation est magnifique et la montée elle-même constitue une expérience à part entière. Le sentier serpente à travers la forêt dans une atmosphère presque mystique, ponctué de petits pavillons qui permettent de reprendre son souffle !
J'en ai également profité pour récupérer les différents goshuin proposés tout au long du parcours. Ceux obtenus à l'entrée et au sommet du temple sont réalisés à la main devant les visiteurs, les autres sont proposés sous la forme de feuilles calligraphiées à coller soi-même dans son goshuin-cho, le carnet destiné à les collectionner.
Nous avons profité du panorama pendant un bon moment avant d'entamer la descente. Si celle-ci s'est révélée beaucoup plus rapide que la montée, elle a aussi été bien plus éprouvante pour les jambes. À force d'enchaîner les marches rapidement, mes mollets commençaient sérieusement à protester et tremblaient encore lorsque nous avons enfin rejoint le pied de la montagne.
Juste avant de quitter le Yamadera, on retrouve une grande porte en bois comportant trois passages différents. Selon une tradition locale, chaque passage est associé à un souhait différent : choisir son passage constitue ainsi le dernier geste symbolique de la visite.
- le passage de gauche est lié à la santé et à la longévité,
- celui du milieu à la réussite et à l'accomplissement des souhaits,
- tandis que le passage de droite est associé à la sécurité familiale et à la prospérité.
→ Si vous ne souhaitez pas louer de voiture, il est possible de faire une excursion passant par Ginzan Onsen et le temple Yamadera depuis Sendai par exemple.
Nous avons ensuite repris la voiture pour nous rendre dans la ville de Yamagata où se trouvait notre logement pour la nuit, le Daiwa Roynet Hotel Yamagata Ekimae.
Nous avons également fait un arrêt au BOOK OFF de Yamagata, qui s'est révélé être une véritable caverne d'Ali Baba pour les amateurs de Pokémon. Les rayons regorgeaient de peluches, figurines et produits dérivés en tout genre, et à des prix incroyablement bas. Impossible de résister à la tentation : je suis repartie avec bien plus d'achats que prévu... mais à ce tarif-là, difficile de résister.
Pour le repas du soir, nous avons enfin testé une chaîne de restaurants qui me faisait envie depuis longtemps : Gyukaku. Il s'agit d'un restaurant de grillades où les clients cuisent eux-mêmes leur viande sur un barbecue intégré à la table. L'enseigne propose des formules à volonté ainsi qu'un service à la carte.
Nous avons opté pour la formule « Gyukaku Course », à 3 780 JPY (4 158 JPY taxes comprises) par personne, comprenant 90 plats différents à tester.
Une fois la formule choisie, il suffit de commander les plats souhaités via une tablette disponible en anglais. Le choix est vaste : différentes viandes (bœuf, porc, poulet), des morceaux classiques mais aussi des pièces plus insolites comme certains abats et spécialités japonaises, sans oublier de nombreux légumes à faire griller, tels que le maïs ou les patates douces.
Ce fut une belle découverte et nous y reviendrons sans hésiter lors de prochains voyages ! :D
5. Cratère Okama du Mont Zao et nuit à Togatta Onsen
Le lendemain, nous avons pris le petit-déjeuner dans le 7-Eleven situé juste en dessous de notre hôtel avant de reprendre la route.
Aujourd'hui, direction le Mont Zao et, plus précisément, le célèbre cratère Okama ! C'était l'un des lieux que j'attendais avec le plus d'impatience depuis le début du voyage. J'avais toutefois une petite appréhension : lorsque la météo est mauvaise, avec trop de nuages ou du brouillard, il est tout simplement impossible d'apercevoir le cratère.
Mais la chance était de notre côté ce matin-là. Nous avons bénéficié d'excellentes conditions, alors que l'après-midi allait finalement être la pire de tout le voyage, avec une pluie soutenue et un ciel totalement bouché pendant plusieurs heures.
Après une bonne heure de route sur les lacets de la spectaculaire Zao Echo Line, une route sinueuse qui traverse le Mont Zao, nous sommes arrivés sur le parking du Zao Okama Chairlift. Dès notre arrivée dans la région, les paysages environnants nous ont laissés sans voix, le trajet valait presque à lui seul le détour.
Le cratère est accessible uniquement de fin avril à début novembre. Les routes d'accès ferment en hiver en raison des importantes chutes de neige qui recouvrent la région.
À la réouverture de la Zao Echo Line, à la fin du mois d'avril, il est possible d'admirer les célèbres murs de neige qui bordent la route sur plusieurs kilomètres. Ce spectacle est très éphémère : avec l'arrivée des températures plus douces, la neige fond et disparait rapidement.
Nous étions malheureusement juste un peu trop tard pour voir ça mais il restait un peu de neige ça et là dans le paysage.
Le trajet en télésiège ne dure qu'une dizaine de minutes, mais il est particulièrement agréable. Il permet d'admirer les magnifiques paysages montagneux environnants avant d'atteindre le point de vue sur le cratère.
Le cratère Okama est situé au sommet du Mont Zao, un volcan actif à la frontière des préfectures de Miyagi et Yamagata.
Le lac qui occupe son centre est célèbre pour ses eaux dont la couleur varie du vert émeraude au bleu turquoise selon la lumière du soleil et l'angle d'observation.

Une fois au sommet, nous avions vraiment l'impression d'être seuls au monde. Nous avons passé près d'une heure à explorer cet incroyable paysage volcanique aux allures lunaires.
Les différents points de vue permettent d'admirer le cratère sous plusieurs angles et, chaque fois que le soleil perçait à travers les nuages, les eaux bleu-vert du lac devenaient absolument magnifiques. C'était un spectacle vraiment fascinant.
La couleur du lac varie selon la météo, la lumière et la composition minérale de son eau, passant du vert émeraude au bleu profond.
Après avoir repris le télésiège dans l'autre sens pour redescendre vers le parking, nous avons craqué pour la photo souvenir prise par les employés du Chairlift. C'était un peu kitsch, certes, mais cela reste un excellent souvenir de notre passage au Mont Zao !
Cette visite est sans nul doute l'un de mes coups de cœur de ce voyage ! Je ne peux que vous recommander d'aller visiter la région !
→ Si vous ne souhaitez pas louer de voiture, il est possible de faire une excursion d'un jour vers le Mont Zao depuis Sendai par exemple.
Nous avons ensuite repris la voiture et entamé la descente du Mont Zao par l'autre versant de la Zao Echo Line en direction du village thermal de Togatta Onsen. C'est ici que nous allions passer la nuit. Comme il n'était encore que l'heure du déjeuner, nous avons décidé de faire un tour du village à pied et de chercher un endroit où manger.
Nous avons ensuite parcouru les quelques ruelles du village, qui est vraiment très petit, avant de tremper nos pieds dans l'ashiyu situé sur la place centrale, juste à côté de l'office de tourisme et des bains thermaux publics.
Après quelques minutes de recherche, nous étions presque résignés à nous rabattre sur le konbini local lorsque nous sommes tombés sur un minuscule restaurant (Enso Restaurant) arborant une simple pancarte indiquant « Pizza ». Voilà qui semblait parfait !
Nous avons chacun commandé une pizza, mais comme aucun menu n'était disponible en anglais, j'ai dû faire appel à Google Traduction pour déchiffrer la carte. Malheureusement, la traduction n'était pas tout à fait au point... Nous avions commandé une pizza margherita classique et une pizza au salami qui n'étaient pas trop mal. Mais la troisième s'est révélée être une pizza à l'ail garnie de shirasu, de minuscules larves de sardines très appréciées au Japon.
Pour nous qui n'aimons ni le poisson ni les découvertes culinaires trop audacieuses, c'était une petite surprise dont nous nous serions bien passés ! Comme le propriétaire se trouvait juste devant nous, impossible cependant de faire les difficiles. Nous avons donc discrètement retiré la majeure partie de la garniture avant de déguster nos parts, en essayant de rester le plus naturels possible. Une anecdote qui nous fait encore rire aujourd'hui !
Avant de quitter Togatta Onsen, on a été tremper nos pieds dans l'ashiyu situé sur la place centrale, juste à côté de l'office de tourisme et des bains thermaux publics (Togattaonsen Kaminoyu). Et on est également tombé sur un nouveau PokéLid Lokhlass totalement par hasard :D
Le temps commençait à devenir vraiment maussade : de gros nuages s'amoncelaient et la pluie se faisait de plus en plus dense. Nous avons donc décidé de nous réfugier à l'intérieur du Kokeshi-kan, le musée consacré à l'artisanat local et aux kokeshi de Togatta Onsen.
La visite fut très intéressante. L'exposition présentait des centaines, voire des milliers de kokeshi différentes, ainsi que divers jouets traditionnels en bois. J'ai d'ailleurs craqué pour une jolie poupée aux couleurs de Togatta Onsen dans la boutique du musée avant de partir.
La météo ne s'améliorant pas, nous avons décidé de modifier le programme que j'avais prévu pour la journée. Nous avons donc renoncé aux activités en extérieur, comme la visite des gorges de Rairaikyo et du village d'Akiu, pour aller faire une virée shopping dans la ville voisine d'Ogawara.
Nous avons fait plusieurs boutiques, notamment un ABC-Mart (magasin de chaussures), un BOOK OFF ainsi qu'un supermarché, avant de reprendre la route vers Togatta Onsen afin d'effectuer le check-in à notre hôtel pour la nuit : le Mercure Miyagi Zao Resort & Spa. Sur la route, on est tombé sur un nouveau Pokélid Pokémon avec Lokhlass et Cériflor.
Honnêtement, pour le prix (moins de 120 € la nuit pour trois personnes, avec 2 repas compris), c'était une très bonne affaire. En revanche, l'hôtel étant immense, l'ensemble donnait un peu une impression d'usine.
Les bains publics étaient gigantesques, mais aussi très fréquentés, surtout en comparaison avec ceux que nous avons découverts durant le reste de notre périple. Quant aux buffets du dîner et du petit-déjeuner, ils ne nous ont pas vraiment convaincus : le choix était vaste, mais les plats manquaient de saveur et, surtout, tout était froid !
On retrouvait tout de même quelques services très appréciables, comme un espace avec boissons alcoolisées (avec un large de choix d'alcool japonais) et petits snacks accessibles après le repas, de 20 h à 22 h 30. Les bains publics restaient également très agréables malgré l'affluence.
6. Temple mystique à Fukushima, expo Pokémon à Koriyama et ryokan de rêve à Tsuchiyu Onsen
Après cette nuit à Togatta Onsen, nous avons quitté la préfecture de Miyagi pour partir plus au sud, à la découverte de celle de Fukushima ! Nous passerons en tout deux jours et demi dans la région, et j'ai vraiment apprécié le peu que j'ai pu en voir !
Depuis plusieurs années, la préfecture de Fukushima développe activement son tourisme depuis la catastrophe de mars 2011, lors du tremblement de terre et du tsunami qui a massivement touché la région.
Avant de rejoindre les alentours de la ville de Fukushima, nous avons fait un bref arrêt au Zao Fox Village. Même si j'étais préparée à ce que j'allais y découvrir (après tout ce que j'avais pu lire sur cet endroit), j'ai tout de même été relativement choquée et attristée par ce que j'ai pu voir. J'aime généralement toujours me faire mon propre avis, mais ici, j'aurais dû passer mon tour.
Dans notre famille, nous aimons énormément les renards et mon papa avait très envie de découvrir ce lieu, qui se présente comme un « sanctuaire pour les renards ». En réalité, il s'agit d'un immense enclos (environ 200 x 200 m) où sont entassées des dizaines, voire des centaines, de renards. Quasiment pas un brin d'herbe à l'horizon : uniquement de la terre battue et du macadam, avec des employés qui passent leur journée à nettoyer les lieux au jet d'eau afin d'évacuer les excréments de ces centaines d'animaux. Les renards sont soit en train de dormir, soit ils se chamaillent. Leur regard est éteint et on a vraiment l'impression qu'ils n'attendent qu'une chose, la mort...
Nous sommes ressortis de là avec le moral à - 10 000 %, le cœur brisé pour ces magnifiques bêtes. Je n'en dirai pas davantage et ne publierai aucune photo de l'intérieur de l'endroit, mais je tenais tout de même à prévenir celles et ceux qui envisageraient de s'y rendre pour se faire leur propre opinion.
Heureusement, la suite de la journée nous a changé les idées, et le lieu vers lequel nous nous dirigions s'est révélé être l'un des plus beaux que nous ayons vus pendant notre périple.
Après une bonne heure de route, nous sommes arrivés vers 11 h au temple Daisho-ji, plus communément appelé Nakano Fudoson. Il s'agit d'un temple bouddhiste zen construit autour d'une cascade et d'un ensemble de grottes creusées dans la roche (grottes de l'Okunoin).
Le temple Nakano Fudoson est particulièrement connu pour son réseau de cavernes souterraines où l'on découvre 36 statuettes bouddhiques différentes, chacune dans une petite alcôve sculptée dans la roche.
Le temple est dédié à Fudo Myoo, l'un des « rois de la sagesse » du bouddhisme.
Trois manifestations de cette divinité peuvent être vénérées dans différentes parties du complexe :
- les personnes souhaitant conjurer le mal et la malchance peuvent prier au temple principal (Hondo),
- celles qui désirent protéger leur vue (protection de yeux) pour l'année à venir peuvent se recueillir au Kitoden,
- et celles qui souhaitent honorer Fudo Myoo dans un cadre plus intime peuvent se rendre dans le complexe souterrain de l'Okunoin, qui abrite 36 statues bouddhiques.
Prochaine étape de la journée : rejoindre la ville de Koriyama, située à une soixantaine de kilomètres au sud de Fukushima, avant 15 h pour l'exposition Pokémon que nous avions réservée !
Ce qui ne fut pas une mince affaire... Nous avons fait plusieurs arrêts dans les michi-no-eki (gares routières où l'on retrouve toutes sortes de produits régionaux) de la préfecture de Fukushima, car j'avais très envie de découvrir les produits exclusifs à l'effigie de Leveinard, le Pokémon ambassadeur de la préfecture.
J'ai trouvé quelques objets qui m'avait déjà tapé dans l’œil ce jour-là (une tasse, une assiette et un éventail Leveinard), mais ce ne sera que le lendemain que nous tomberons enfin, tout à fait par hasard, sur ce que je recherchais depuis le début... La suite un peu plus loin dans cet article !
Dans chaque michi-no-eki, on retrouvait bien évidemment un Pokélid à l'effigie de Leveinard. Nous avons dû en voir une dizaine durant les deux jours et demi passés dans la préfecture de Fukushima, et c'était vraiment amusant de partir à la chasse à ces plaques d'égout décorées un peu partout dans la région.
Un peu avant d'arriver à Koriyama, nous avons tout de même pris le temps de déjeuner, même s'il était déjà plus de 14 h. Nous nous sommes arrêtés dans un restaurant spécialisé dans le tonkatsu (Katsutei), cette délicieuse escalope de porc panée traditionnellement servie avec du chou râpé cru et une sauce savoureuse. Un vrai délice !
Nous sommes arrivés à Koriyama juste à temps pour être à l'heure pour notre exposition située dans le centre culturel de la ville : Pokémon Astronomical Observatory.
L'exposition « Pokémon Astronomical Observatory » est une exposition itinérante organisée en collaboration avec l'Observatoire astronomique national du Japon. Son objectif est de faire découvrir les mystères de l'Univers à travers l'univers Pokémon.
Elle a parcouru diverses régions et faisait étape à Koriyama, dans la préfecture de Fukushima, au printemps 2026.
Tout au long du parcours, les visiteurs sont invités à explorer différentes thématiques liées à l'astronomie (la Lune, le Soleil, les planètes ou encore les galaxies lointaines) en faisant le parallèle avec les caractéristiques de nombreux Pokémon.


J'avais déjà eu l'occasion de visiter le Pokémon Fossil Museum à Gunma en 2023, dont le concept était assez similaire : utiliser l'univers Pokémon pour vulgariser des sujets scientifiques et les rendre accessibles à tous.
Bien entendu, une boutique exclusive était installée à la sortie de l'exposition, avec des dizaines de produits dérivés introuvables ailleurs. J'ai de nouveau fait chauffer la carte bancaire ce jour-là !
Avant de quitter la ville de Koriyama, nous avons fait un dernier arrêt au parc Kaiseizan, où se trouvait l'une des aires de jeux Leveinard de la préfecture, semblable à celle dédiée à Lokhlass que nous avions découverte lors du premier jour de notre road trip dans la préfecture de Miyagi.
Nous en avons profité pour prendre quelques photos de l'aire de jeux, mais aussi du Pokélid représentant Leveinard aux côtés de Rondoudou, mon Pokémon préféré !
Nous avons ensuite pris la direction de la dernière étape de la journée : le village thermal de Tsuchiyu Onsen.
J'attendais cette étape avec impatience, car j'avais réservé une nuit dans un magnifique ryokan, le Sansui-so, et nous n'avons absolument pas été déçus ! L'établissement était splendide, avec une élégante entrée agrémentée d'un petit jardin japonais peuplé de carpes koï.
J'avais opté pour une chambre « classique », avec de simples futon installés sur tatami. Mais ce qui fait véritablement la réputation de l'établissement, ce sont ses fabuleux bains publics. Au nombre de trois, ils sont répartis sur plusieurs étages du ryokan. Et en plus, ils sont tous tattoo friendly ! :D
Au rez-de-chaussée se trouve un grand bain public doté d'un très joli rotenburo (bain extérieur) que j'ai particulièrement apprécié, surtout le lendemain à l'aube. Mais le véritable clou du spectacle est sans conteste le bain offrant une vue directe sur la rivière. J'ai eu la chance d'en profiter en soirée (la matinée étant réservée aux hommes), avec les illuminations nocturnes... Un moment magique !
L'établissement dispose également de plusieurs bains privatifs, accessibles gratuitement sur réservation auprès de la réception.
Nous avons dîné au restaurant du ryokan, qui proposait un repas kaiseki. Ce fut une véritable succession d'œuvres d'art, tant au niveau de la vaisselle que de la présentation des plats. N'étant pas de grands amateurs de poisson, nous avons choisi l'option bœuf, moyennant un supplément de 2 200 JPY par personne, pour le plat principal à la place du poisson grillé prévu dans le menu.
Le kaiseki est un repas gastronomique traditionnel japonais composé d'une succession de petits plats élaborés à partir d'ingrédients de saison.
Chaque préparation est soigneusement présentée afin d'offrir une véritable expérience culinaire, aussi bien pour les yeux que pour les papilles.
Au beau milieu du repas, nous avons eu droit à une grosse surprise : une alarme stridente a soudainement retenti sur nos téléphones. Il s'agissait d'une alerte sismique ! En huit voyages, c'était la première fois que cela m'arrivait.
Quelques secondes plus tard, nous avons ressenti un léger tremblement de terre pendant une trentaine de secondes. Nos sièges ont légèrement vibré et nos verres se sont mis à trembloter sur la table. Le séisme était d'une magnitude de 6,1 mais son épicentre se trouvait à plus de 200 kilomètres de notre position. Nous n'en avons donc ressenti que les effets les plus légers... Heureusement ! ^^'
Après le repas, nous sommes allés faire un petit tour à pied dans le centre du village, situé à seulement quelques minutes de marche de l'auberge. Ce fut très agréable, avec de jolies illuminations au bord de la rivière.
Une fois de retour au ryokan, j'ai été profiter des différents bains publics, notamment le fameux bain avec vue sur la rivière (ainsi que de l'un des bains intérieurs). Il n'y avait absolument personne. Le rêve ! :D
J'ai également testé l'un des bains privatifs avec mon compagnon. C'était sympa mais il n'avait rien de vraiment exceptionnel (contrairement à celui qu'on avait eu à Naruko Onsen quelques jours plus tôt) : il s'agissait simplement d'un grand bassin d'eau chaude, sans atmosphère particulière.





















































































