TEMPLES ET SANCTUAIRES
lieux de culte bouddhiques et shintoïstes
- Article mis à jour le 02/09/2026 -
Au Japon, les deux religions principales sont le shintoïsme et le bouddhisme. Elles cohabitent en parfaite harmonie, souvent au point que les Japonais passent de l'une à l'autre sans vraiment se poser de questions.
D'autres religions existent aussi, comme le christianisme, mais elles sont beaucoup plus minoritaires.
- Le shintoïsme est la religion autochtone du Japon, profondément liée à la culture et à l'histoire du pays.
« Shinto » signifie littéralement la voie des dieux. Cette religion polythéiste issue de la mythologie est fondée sur les croyances et rituels datant du Japon ancien. Elle est basée notamment sur le culte des kami, esprits de la nature et des ancêtres. Elle met l'accent sur l'harmonie avec la nature et les rituels de purification.
Les lieux de culte shintoïstes sont les sanctuaires (-jinja, -jingu ou -taisha). On reconnaît souvent un sanctuaire à la présence d'un torii, qui marque symboliquement l'entrée dans un espace sacré. Chaque sanctuaire est dédié à un ou plusieurs kami (divinité), et chacun a son ambiance particulière.
→ Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les kami, les divinités de la religion shintoïste pour plus d'informations à leur sujet.
- Le bouddhisme est une religion arrivée de l'Inde, par le biais de la Chine, qui s'est adaptée au fil des siècles pour devenir l'une des religions les plus importantes du pays.
Le bouddhisme japonais a intégré des éléments du shintoïsme, ce qui a donné naissance à des pratiques syncrétiques. Il est donc souvent associé à des rites funéraires et à des fêtes saisonnières comme O-bon, où les ancêtres sont honorés.
Les lieux de culte bouddhiques sont les temples (-dera, -ji ou -in), reconnaissables à leurs grandes portes en bois (Sanmon), pagodes et statues de Bouddha. L'ambiance y est souvent plus calme et contemplative.
Pendant des siècles, bouddhisme et shintoïsme se sont influencés mutuellement, donnant naissance à de nombreuses pratiques et à des lieux de culte où les deux traditions étaient étroitement liées.
Au Japon, tout le monde peut visiter un temple ou un sanctuaire, quelle que soit sa religion. Vous êtes toujours les bienvenus pour vous promener dans l'enceinte, admirer l'architecture ou simplement profiter de l'ambiance paisible des lieux.
En revanche, certaines zones sont strictement réservées au personnel religieux : il n'est pas rare que certains bâtiments ou espaces sacrés ne soient pas accessibles au public.
→ Autre point à garder en tête : la photographie n'est pas toujours autorisée, surtout à l'intérieur des bâtiments. Si vous voyez un petit panneau avec un appareil photo barré, c'est qu'on vous invite à ranger votre appareil.
La tradition veut que le centre de l'allée menant au sanctuaire soit réservé symboliquement au kami : on conseille donc aux visiteurs de marcher légèrement sur le côté.
À l'entrée des sanctuaires (et de certains temples), vous croiserez aussi un temizuya, un petit pavillon avec une source d'eau sacrée. On y effectue une purification symbolique des mains et de la bouche. Vous serez alors prêts à entrer dans l'enceinte sacrée en laissant derrière vous les "impuretés" du quotidien.
Pas besoin de choisir entre visiter un sanctuaire ou un temple. Au Japon, les deux se mêlent naturellement et font partie intégrante de la culture locale. Les Japonais aiment et respectent ces deux religions : le lien profond avec la nature du shintoïsme et la rigueur spirituelle du bouddhisme.
D'ailleurs, il n'est pas rare de pratiquer les deux en même temps : les grandes étapes de la vie sont souvent célébrées selon le shintoïsme, tandis que les rites funéraires relèvent plutôt du bouddhisme.
→ Résultat ? Certains temples abritent des sanctuaires, et certains sanctuaires cohabitent avec des temples.
Même si vous n'êtes pas pratiquant, vous pouvez participer à la prière. La façon de faire diffère selon qu'il s'agisse d'un temple ou d'un sanctuaire :
- dans un temple, il faut se rendre dans le bâtiment principal où se trouve l'objet de vénération, puis joindre les mains en prière silencieuse. On peut également faire brûler de l'encens.
- dans un sanctuaire, le rituel de prière consiste à s'incliner deux fois, à applaudir deux fois, à prier puis à s'incliner une dernière fois.
Goshuin
Le goshuin est une inscription calligraphiée accompagnée d'un ou plusieurs sceaux rouges, obtenue auprès d'un temple ou d'un sanctuaire.
Lors de votre visite d'un temple ou d'un sanctuaire, vous aurez la possibilité de repartir avec un goshuin, moyennant une petite somme (généralement entre 300 et 100 JPY). Ils sont rassemblés dans un livret spécial appelé goshuin-cho, qu'on peut acheter directement sur place (ainsi que dans les boutiques de papeterie par exemple).
→ Il en existe toute une variété, du plus sobre au plus travaillé, et parfois même thématisé (j'ai acheté le mien dans un Ghibli store et la couverture représente des personnages du film "Le voyage de Chihiro").
A l'origine, les goshuin étaient des inscriptions utilisées comme preuves de la visite d'un pèlerin dans un lieu sacré. Le goshuin-cho était donc considéré comme un passeport sacré qui validait un pèlerinage.
Dans les temples et sanctuaires, le goshuin est généralement réalisé par un membre du personnel religieux ou par une personne chargée de ce service, qui :
- commence par tracer à l'encre noire les inscriptions calligraphiées, généralement le nom du temple ou du sanctuaire ainsi que la date de votre visite,
- termine en apposant un ou plusieurs sceaux rouges, caractéristiques du goshuin.
Tous les temples et les sanctuaires ne proposent pas de goshuin, mais lorsque c'est le cas, chaque sceau et chaque calligraphie sont véritablement uniques au lieu. Ce qui permet d'en faire une "collection" et d'avoir un très chouette souvenir de votre voyage !
Même si de nombreux voyageurs les collectionnent aujourd'hui comme souvenirs, le goshuin reste avant tout lié à la visite d'un lieu religieux.
Traditionnellement, il est recommandé d'avoir un goshuin-cho pour les temples bouddhistes et un second pour les sanctuaires shintoïstes.
Souvenirs des temples et sanctuaires
Dans les boutiques que l'on trouve dans les temples et sanctuaires, vous découvrirez une multitude de petits objets qui font de parfaits souvenirs, typiques et traditionnels, à moindre coût et prenant peu de place !
Ces objets sont généralement en lien avec la religion du lieu en question. On y retrouve par exemple des plaquettes en bois (ema), des prédictions (omikuji) ou encore des charmes de protection (omamori).
→ Je vous invite à parcourir mon article sur les porte-bonheurs japonais pour plus de détails sur les ema, les omamori et les omikuji.









































































