Voyage Printemps 2026 - Partie 3
Voici la 3ème partie de l'article consacré au voyage du printemps 2026 :
➊ Cratère lunaire du Mont Azuma-kofuji et alentours de Aizuwakamatsu,
➋ Le village traditionnel d'Ouchi-juku et ryokan de luxe à Kinugawa Onsen,
➌ Fin du road trip, festival de printemps du Tosho-gu à Nikko et retour à Tokyo,
❹ Derniers jours à Tokyo (et alentours).
→ La partie 1 est consacrée à Tokyo - Sendai - Matsushima + Naruko Onsen.
→ La partie 2 est consacrée à Ginzan Onsen + Yamagata - Mont Zao + Togatta Onsen - Fukushima + Koriyama + Tsuchiyu Onsen.
→ Le dernier article, celui du Bilan Voyage 2026, vous donnera un récapitulatif sur le budget et les activités.
7. Cratère lunaire du mont Azuma-kofuji et alentours de Aizuwakamatsu
Après une superbe nuit au ryokan Sansui-so de Tsuchiyu Onsen, je me suis levée à l'aube pour profiter une dernière fois des bains publics. Je suis allée dans le bain que je n'avais pas testé la veille, celui du rez-de-chaussée où se trouve un magnifique rotenburo (bain extérieur). Une fois encore, il n'y avait absolument personne et j'ai même pu prendre quelques photos discrètement.
Nous sommes ensuite allés prendre notre petit-déjeuner au restaurant de l'auberge, qui proposait cette fois un buffet. Nous avons ainsi pu découvrir la superbe vue sur le jardin japonais depuis la salle du restaurant, que nous n'avions pas pu admirer la veille puisqu'il faisait déjà nuit. Ce fut un moment très agréable. Nous avons même pris quelques photos souvenirs dans le jardin après le repas.
Nous avons quitté cette belle auberge vers 9 h. Il était encore tôt mais j'espérais trouver quelques boutiques de souvenirs déjà ouvertes dans le village, souhaitant me procurer une poupée kokeshi de Tsuchiyu Onsen. Et c'est là que le drame s'est produit... ^^'
Étant au volant, j'ai aperçu une boutique ouverte dans le centre du village et j'ai voulu me garer juste devant. Ayant effectué ma manœuvre un peu trop rapidement et sans suffisamment d'attention, j'ai heurté un lampadaire et accroché tout le côté gauche du pare-chocs de la voiture... Aïe, aïe, aïe !
Grosse panique sur le moment... Et sous le coup de l'émotion, j'ai un peu perdu mes moyens. Heureusement, j'ai simplement suivi la procédure que l'agence de location m'avait expliquée lors de la prise du véhicule.
En cas d'accident avec une voiture de location, qu'il implique un tiers ou non, il faut impérativement :
1°) Appeler la police au 110,
2°) Contacter ensuite le service d'assistance de l'agence de location afin d'expliquer ce qu'il s'est passé et d'indiquer si le véhicule est toujours en état de rouler,
3°) Attendre l'arrivée de la police afin qu'elle établisse son rapport et remplisse les documents demandés par l'agence,
4°) Remettre ces documents à l'agence lors de la restitution du véhicule.
J'ai donc d'abord appelé la police, puis l'agence de location, dans un mélange d'anglais et de japonais plutôt approximatif.
En attendant l'arrivée des policiers, j'en ai profité pour visiter la boutique pour laquelle j'ai eu l'accident... Et j'ai bien évidemment craqué pour deux kokeshi de Tsuchiyu Onsen. J'ai aussi mis mes pieds dans le petit ashiyu qui se trouvait juste à côté.
Les policiers sont arrivés en moins d'une heure et nous avons été impressionnés par leur manière de réaliser le constat. Ils ont notamment effectué un relevé extrêmement précis de la scène, avec un croquis détaillé du lieu de l'accident ainsi que de nombreuses mesures prises au centimètre près à l'aide d'un mètre ruban.
Avec le recul, ce fut presque une chouette expérience... J'ai pu m'entraîner à parler japonais, les policiers ne parlant pas un mot d'anglais, et même sympathiser un peu avec eux. Nous avons perdu environ deux heures sur notre planning, mais cela ne nous a finalement pas empêchés de réaliser ce qui était prévu ce jour-là !
Une fois les formalités terminées, mon compagnon a pris le volant et nous avons repris la route en direction du Mont Azuma-kofuji, un cratère volcanique situé dans la région.
Culminant à environ 1 700 mètres d'altitude, l'Azuma-kofuji est un volcan situé dans le massif des Monts Azuma. Son nom, qui signifie littéralement « petit Mont Fuji », lui vient de sa forme conique rappelant celle du célèbre mont Fuji.
Il est surtout connu pour son impressionnant cratère de 500 mètres de diamètre, que les visiteurs peuvent observer de près et même contourner à pied.
Par temps dégagé, la route menant au Mont Azuma-kofuji, la Bandai-Azuma Skyline offre plusieurs panoramas spectaculaires sur les montagnes volcaniques de la région.
Nous nous sommes garés sur le parking de la Jododaira Rest House, juste en face de l'escalier permettant l'ascension du Mont Azuma-kofuji. Comme nous étions samedi, il y avait énormément de monde : de nombreux Japonais profitaient de leur week-end pour venir se promener dans la région, le parking étant le point de départ de nombreuses randonnées.
Pour atteindre le point de vue sur le cratère de l'Azuma-kofuji, il faut gravir un long escalier. Une fois au sommet, il est possible de faire le tour complet du cratère en environ 40 minutes.
Comme nous avions déjà perdu beaucoup de temps le matin à cause de l'accident, nous avons renoncé à cette randonnée. Nous sommes simplement restés un moment à admirer le paysage et à prendre quelques photos de cet environnement hors du commun.
Nous avons ensuite passé une bonne partie de l'après-midi à sillonner la région en voiture en direction de la ville d'Aizuwakamatsu (où nous passerons la nuit), en faisant plusieurs arrêts dans des michi-no-eki afin de poursuivre notre quête des produits dérivés et des Pokélid à l'effigie de Leveinard.
Les michi-no-eki , littéralement « stations de la route », sont des aires routières que l'on trouve un peu partout au Japon.
Bien plus que de simples haltes pour les automobilistes, elles servent également de vitrines pour les spécialités locales. On y trouve généralement des boutiques de produits régionaux, des restaurants, des marchés de producteurs ou encore des informations touristiques sur la région.
Lors d'un road trip au Japon, cela vaut vraiment la peine de s'y arrêter régulièrement.
Nous en avons visité quatre différentes et ce n'est qu'à la dernière, alors que nous étions sur le point d'abandonner nos recherches, que j'ai enfin trouvé mon bonheur : la peluche Leveinard exclusive de Fukushima ! Nous sommes tombés sur un immense stand entièrement dédié à Leveinard et j'y ai déniché de nombreux autres produits exclusifs, notamment des autocollants, des porte-clés, des pochettes de rangement ainsi qu'un t-shirt. C'était vraiment inespéré !
Dans l'une des stations routières, j'ai même trouvé quelques produits provenant d'Okinawa. Je n'ai évidemment pas pu résister à la tentation et suis repartie avec quelques snacks (boisson et bonbons à base de chiquasa, l'agrume okinawaïen) ainsi que deux paires de shisa, les célèbres chiens-lions gardiens d'Okinawa.
Plus nous nous rapprochions de la ville d'Aizu, plus nous commencions à croiser les fameuses akabeko, ces petites vaches rouges à la tête ballante qui sont devenues l'un des symboles les plus emblématiques de la région.
Je suis devenue complètement fan de cette petite bêbête qui est maintenant l'une de mes mascottes préférées du Japon ! :D
Les akabeko sont de petites figurines traditionnelles originaires de la région d'Aizu, dans la préfecture de Fukushima.
Représentant une vache rouge à la tête mobile, elles trouvent leur origine dans une légende du IXᵉ siècle selon laquelle un bœuf rouge aurait aidé à la construction d'un temple de la région.
Au fil du temps, l'akabeko est devenue un symbole de chance, de persévérance et de protection contre les maladies.
Nous avons terminé la journée en nous rendant à Yanaizu, où nous souhaitions visiter le temple Enzo-ji. Malheureusement, je n'avais pas suffisamment anticipé l'heure de fermeture du site (16 h) et nous sommes arrivés quelques minutes trop tard pour pouvoir y entrer.
Nous avons tout de même pu profiter de la magnifique vue extérieure sur le temple et prendre quelques très jolies photos.
Nous avons pris le temps de faire une petite pause gourmande dans l'une des boutiques de Yanaizu pour déguster une glace au sésame noir, avant de rejoindre le centre d'Aizuwakamatsu et notre hôtel pour la nuit : le Aizuwakamatsu Washington Hotel.
Pour le repas du soir, j'avais envie de faire plaisir à mon compagnon qui adore les pizzas de chez Domino's Pizza.
Au Japon, l'enseigne propose de nombreuses recettes exclusives que l'on ne retrouve pas ailleurs. Nous avons commandé plusieurs pizzas half & half (avec deux saveurs différentes sur une même pizza) afin de varier les plaisirs.
Nous avons ensuite terminé la journée par une visite au MEGA Don Quijote et au BOOK OFF de la ville, histoire de dépenser encore quelques yens avant de rentrer à l'hôtel... Haha !
8. Le village traditionnel de Ouchi-juku et ryokan de luxe à Kinugawa Onsen
En ce dimanche matin, nous entamions notre dernier véritable jour de road trip, puisque nous devions rendre la voiture de location dès le lendemain matin.
Après avoir effectué le check-out à l'hôtel et pris notre petit-déjeuner au 7-Eleven situé juste à côté, nous sommes partis visiter l'un des sites les plus emblématiques d'Aizuwakamatsu : le temple Sazae-do.
Construit en 1796, le temple Sazae-do est célèbre pour son étonnante structure intérieure en double hélice, qui permet aux visiteurs de monter et de redescendre sans jamais croiser ceux qui empruntent le chemin inverse.
Inspiré de la forme d'un coquillage sazae (turbo en français), dont il tire son nom, ce bâtiment unique est aujourd'hui considéré comme l'un des exemples d'architecture religieuse les plus originaux du Japon.
Pour rejoindre le temple Sazae-do, il faut normalement gravir les nombreuses marches du mont Iimori. Cependant, le site dispose également d'un tapis roulant couvert, installé le long de la pente. Nous avons garé notre voiture à proximité de cette surprenante installation et l'avons empruntée pour la modique somme de 250 JPY par personne.
Nous avons ainsi commencé notre visite par le sommet du site, en prenant le temps de découvrir les différents monuments et points d'intérêt qui s'y trouvent. On y retrouve notamment plusieurs mémoriaux, ainsi que quelques boutiques de souvenirs. J'y ai d'ailleurs acheté de très jolies boucles d'oreilles à l'effigie des akabeko.
En descendant quelques marches, nous sommes ensuite arrivés au niveau du Sazae-do. Bien qu'il ne soit pas très grand, le bâtiment impressionne immédiatement par son architecture singulière. Son intérieur est magnifique, entièrement construit en bois, avec de nombreuses étiquettes et inscriptions recouvrant les murs et le plafond.
Les papiers collés à l'intérieur sont principalement des autocollants, étiquettes et souvenirs de pèlerinage laissés par les visiteurs au fil des décennies. C'est un détail assez atypique qui frappe souvent les visiteurs et qui donne beaucoup de caractère à l'intérieur du bâtiment.
Juste à côté du Sazae-do, on retrouve un petit office du tourisme avec une très jolie boutique où j'ai craqué pour plusieurs cartes postales ainsi que quelques souvenirs de la région. On a continué la descente en traversant un petit sanctuaire (le Itsukushima-jinja) où se trouvait un magnifique torii rouge vermillon.
Et tout en bas, à proximité de l'entrée du tapis roulant, on retrouve une dizaine de boutiques proposant des spécialités et souvenirs de la région, dont le Akabeko Land, une boutique dédiée aux akabeko.
J'ai acheté bon nombre de choses (plusieurs statuettes akabeko, des magnets, un t-shirt, ...) et j'ai même tenté ma chance à une loterie mettant en jeu différentes peluches d'akabeko... et contre toute attente, j'ai remporté le deuxième plus gros lot ! Je suis donc repartie avec une énorme peluche d'akabeko, pour mon plus grand bonheur.
Nous avons ensuite quitté la ville d'Aizuwakamatsu pour rejoindre une autre destination incontournable de la région : le village traditionnel d'Ouchi-juku.
En chemin, nous sommes tombés sur plusieurs nouveaux Pokélid mettant en scène l'incontournable Leveinard. Ce furent les derniers de notre périple, puisque nous quittions peu après la préfecture de Fukushima pour celle de Tochigi, qui ne possède actuellement aucune collaboration avec Pokémon.
Je me suis d'ailleurs laissé tenter par une glace au lait de Fukushima dans l'un des michi-no-eki où nous avons fait halte. Nous nous sommes aussi brièvement arrêtés dans une petite pépinière (Matsuya) afin d'acheter quelques graines de fleurs et de légumes à rapporter en Belgique.
Nous sommes arrivés à Ouchi-juku un peu avant midi. Nous avons garé notre voiture dans l'un des parkings situés à l'extérieur du village, à seulement quelques minutes de marche de l'entrée principale.
La chaleur était particulièrement écrasante ce jour-là et, comme nous étions un dimanche, le site était très fréquenté.
Ouchi-juku est un ancien relais de poste situé dans la préfecture de Fukushima. Durant l'époque d'Edo, il constituait une étape importante sur la route reliant la région d'Aizu à Nikko. Voyageurs, marchands et samouraïs s'y arrêtaient pour se reposer avant de poursuivre leur chemin.
Le village se compose d'une unique rue piétonne bordée d'une trentaine de maisons traditionnelles aux toits de chaume, donnant l'impression de remonter plusieurs siècles en arrière.
Une grande partie des maisons sont toujours occupées ou transformées en restaurants, salons de thé et boutiques artisanales, ce qui permet au village de conserver une véritable vie locale.
Nous avons passé près de deux heures à explorer le village, flâner dans les différentes boutiques de souvenirs, grimper jusqu'au célèbre point de vue qui surplombe les toits de chaume, faire une petite pause à l'ombre près du sanctuaire situé à l'écart du centre du village... et bien sûr goûter aux célèbres Negi Soba !
Ouchi-juku est célèbre pour ses Negi Soba. Il s'agit d'un plat de nouilles servi dans un bouillon léger, accompagné d'un long oignon vert (negi) qui remplace les baguettes. Les visiteurs utilisent l'oignon pour attraper les nouilles avant d'en croquer progressivement des morceaux au fil du repas.
Cette façon unique de déguster le plat est devenue l'une des attractions emblématiques d'Ouchi-juku.
Nous sommes allés manger dans le restaurant Tamagawaya, un petit peu à l'écart de la ruelle principale. Vu la météo, ce plat froid nous a fait le plus grand bien ! Frais, original et délicieux, ce fut une expérience culinaire aussi amusante que savoureuse.
Avant de quitter le village, j'ai craqué sur une statuette okiagari-koboshi d'une trentaine de centimètres... Je ne savais pas du tout comment j'allais mettre ça dans ma valise, mais ce n'était que le moindre de mes soucis! Haha ! :D
Comme l'akabeko, l'okiagari-koboshi est une petite figurine traditionnelle originaire de la région d'Aizu.
Leur particularité est d'être lestées à la base : lorsqu'on les pousse ou qu'elles tombent, elles se redressent toujours d'elles-mêmes. Elles symbolisent ainsi la persévérance, la résilience et la capacité à se relever face aux difficultés.
On a ensuite repris la voiture pour quitter la préfecture de Fukushima vers celle de Tochigi, en direction de Kinugawa Onsen.
Après une bonne heure de route, nous sommes arrivés à Kinugawa Onsen en milieu d'après-midi.
Nous avons d'abord pris le temps de découvrir le centre de la station thermale, où se trouvent plusieurs statues d'oni (les démons du folklore japonais), ainsi qu'un impressionnant escalier peint représentant lui aussi un oni.
Kinugawa Onsen est l'une des stations thermales les plus réputées de la région, et l'une des plus accessibles depuis le centre de Tokyo (avec seulement 2 h 30 de transport).
Développée à partir de la fin du XIXᵉ siècle le long de la rivière Kinugawa, elle a connu son âge d'or durant les années 1970 et 1980, avant de voir sa fréquentation diminuer. Aujourd'hui, la station mêle de luxueux ryokan et hôtels toujours en activité à plusieurs établissements abandonnés, témoins de cette période de déclin.
J'avais préparé une petite surprise à mon papa et à mon compagnon en réservant une nuit dans une somptueuse auberge japonaise afin de terminer ce road trip en beauté : l'Asaya Hotel.
Dès notre arrivée, nous avons tout de suite compris que nous étions dans un établissement de grand standing. Le parking était rempli de voitures de sport, des concierges ouvraient les portières des véhicules à l'entrée, et l'immense hall donnait presque l'impression d'entrer dans une cathédrale. De jeunes femmes vêtues de magnifiques kimono nous ont accueillis avant de nous accompagner jusqu'à la réception pour effectuer le check-in... La grande classe !
Nous avons ensuite découvert notre incroyable suite, l'une des plus spacieuses proposées par l'établissement. La décoration, raffinée, mêlait le bois et le papier washi dans un style typiquement japonais. De petites gourmandises nous attendaient sur la table basse et, surtout, la salle de bains disposait d'un superbe bain privé en pierre.
Cette chambre fut sans conteste la plus onéreuse du voyage (77 000 JPY, soit environ 420 € la nuit), mais l'expérience en valait largement le prix.
Nous avons passé la fin d'après-midi à profiter de l'hôtel, vêtus de nos jolis yukata. Le dîner était proposé sous la forme d'un buffet à volonté, et ce fut sans aucun doute le meilleur buffet que nous ayons dégusté durant tout notre séjour. Le seul bémol était l'affluence dans la salle de restaurant.
Après le repas, nous avions réservé une séance de massage. Ne sachant pas du tout à quoi nous attendre, nous avons été surpris d'être accueillis par deux petits papys japonais. Le massage ressemblait davantage à une séance de shiatsu qu'à un massage traditionnel tel qu'on le connaît en Europe. Ils exerçaient des points de pression sur l'ensemble du corps, directement à travers nos yukata.
Ce fut une expérience très différente de ce que nous avions déjà pu tester, mais incroyablement relaxante ! Le tout pour seulement 5 000 JPY les 40 minutes (environ 22 €).
Pour clore cette magnifique journée, je suis allée profiter de l'incroyable bain public situé sur le toit de l'hôtel, dont la forme évoque celle d'un bateau. Il faisait nuit noire et je pouvais admirer le ciel étoilé tout en me relaxant dans les eaux chaudes... Un souvenir absolument magique !
9. Fin du road trip, festival de printemps du Tosho-gu à Nikko et retour à Tokyo
Le lendemain matin, je me suis une nouvelle fois levée à l'aube pour profiter une dernière fois des bains publics. Et ici, vu la taille de l'établissement, même à 6 h du matin, je n'étais pour une fois pas toute seule !
Nous sommes ensuite allés prendre notre petit-déjeuner au buffet qui était tout aussi gigantesque que celui de la veille. Après ce dernier repas, nous avons quitté Kinugawa Onsen en direction de notre toute dernière étape avant de retourner à Tokyo : Nikko !
Nikko ne se trouve qu'à une vingtaine de kilomètres de Kinugawa Onsen, nous sommes donc arrivés relativement tôt sur place. Nous avons commencé par restituer notre voiture de location à l'agence Toyota Rent a Car, située juste en face de la Tobu-Nikko Station.
J'appréhendais un peu ce moment à cause de mon petit accrochage survenu quelques jours plus tôt. Je m'attendais à devoir payer une importante franchise pour les dégâts causés au véhicule. Finalement, je m'étais inquiétée pour rien : grâce à l'assurance que j'avais souscrite (11 500 JPY pour les 7 jours de location, soit environ 60 €), je n'ai pas eu un seul centime à débourser ! Un vrai soulagement.
Après avoir dit adieu à notre petite voiture de location, nous nous sommes dirigés à pied, sous un soleil de plomb, vers le site des sanctuaires et temples de Nikko : le World Heritage Site.
Les sanctuaires et temples de Nikko sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999 sous l'appellation « World Heritage ».
Ce site regroupe 103 bâtiments historiques répartis au sein de deux sanctuaires shinto (Tosho-gu et Futarasan-jinja) et d'un temple bouddhiste (Rinno-ji).
Avec ses immenses forêts de cèdres, ses bâtiments richement décorés et son importance historique liée au clan Tokugawa, Nikko est aujourd'hui considéré comme l'un des plus beaux ensembles religieux du Japon.
Si nous avions prévu de venir à Nikko ce jour-là, c'était parce qu'avait lieu le deuxième jour du festival de printemps du sanctuaire Tosho-gu (le Shunki Reitaisai). Nous avions déjà assisté à la version automnale de ce festival en octobre 2016, et cela nous a rappelé de très beaux souvenirs !
Le sanctuaire Tosho-gu a été construit en hommage à Tokugawa Ieyasu après sa mort. Deux fois par an (en octobre et en mai), le sanctuaire célèbre l'arrivée de son esprit avec le grand festival Shuki Taisai et Shunki Reitaisai.
Vous pouvez assister à de nombreux spectacles et événements, ainsi qu'une procession de 1 000 samouraïs en armure qui marchent dans les rues jusqu'au sanctuaire Tosho-gu.
→ Je vous invite à parcourir mon article sur les matsuri, les festivals traditionnels japonais qu'on retrouve à toute saison, un peu partout au Japon.
La grande procession ne débutant qu'à 11 h, nous avons commencé la journée par la visite de l'un des temples que nous n'avions pas eu l'occasion de découvrir lors de notre précédent passage à Nikko : le Rinno-ji.
De l'extérieur, il s'agit d'un immense bâtiment rouge vermillon à l'architecture relativement sobre. Mais son intérieur renferme, à mes yeux, l'un des plus beaux trésors que nous ayons admirés au cours de nos voyages au Japon : les trois impressionnantes statues en bois doré représentant les divinités bouddhiques protectrices des montagnes sacrées de Nikko.
Le bâtiment principal, appelé Sanbutsudo (« hall des Trois Bouddhas »), abrite Amida Nyorai, Senju Kannon (Kannon aux mille bras) et Bato Kannon (Kannon à tête de cheval).
Hautes de plusieurs mètres et richement dorées, ces impressionnantes statues dégagent une atmosphère de sérénité difficile à décrire.
Les photographies étant malheureusement interdites à l'intérieur du bâtiment, je n'ai pas pu immortaliser ces magnifiques statues. Heureusement, il est possible d'en découvrir quelques clichés sur le site officiel du temple.
C'est probablement l'un des bâtiments qui m'a le plus impressionnée à Nikko.
Nous avions encore un peu de temps avant le début des festivités et j'avais très envie de retourner visiter l'un des lieux qui m'avaient le plus marqué lors de mon voyage d'octobre 2016 : le Taiyu-in, le mausolée de Tokugawa Iemitsu.
Moins connu que le célèbre Tosho-gu, le Taiyu-in est pourtant l'un des plus beaux ensembles religieux de Nikko.
Construit en 1653 pour accueillir la sépulture de Tokugawa Iemitsu, troisième shogun du clan Tokugawa (et petit-fils de Tokugawa Ieyasu), il se distingue par son architecture somptueuse mêlant feuilles d'or, sculptures raffinées et laques, tout en restant volontairement plus sobre que le mausolée de son illustre grand-père.
Et ce fut une excellente idée ! Mes souvenirs ne m'avaient pas trompée : le Taiyu-in est toujours aussi somptueux. J'aime énormément les contrastes de couleurs que l'on retrouve sur les différents bâtiments, mais aussi les nombreuses sculptures et statues qui ornent le site.
J'ai apprécié tout particulièrement les représentations grandeur nature de plusieurs divinités, dont les kami Raijin et Fujin, respectivement divinités du tonnerre et du vent dans la tradition japonaise.
→ Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les kami, les divinités shintoïstes, dans la partie mythologie japonaise du blog.
Nous avons ensuite rejoint l'Omotesando, la grande avenue menant au Tosho-gu, pour assister à la célèbre procession des 1 000 samouraïs (Hyakumono-Zoroe Sennin Gyoretsu) qui se déroule tous les ans, le 18 mai.
Trois sanctuaires portatifs (mikoshi) ouvrent la marche. Ils pèsent près de 800 kg chacun et abritent les esprits de trois figures de l'unification du Japon : Tokugawa Ieyasu, Toyotomi Hideyoshi et Minamoto no Yoritomo.
Des prêtres shinto à cheval et des musiciens de cour ferment le cortège funéraire. Ils partent du sanctuaire Futarasan-jinja pour rejoindre le Tosho-gu sur un parcours d'environ un kilomètre.
La procession dure environ 45 minutes et est commentée en japonais et en anglais. Les explications permettaient de mieux comprendre le rôle des différents participants ainsi que la signification des costumes, armures et objets cérémoniels portés tout au long du défilé.
Il y avait énormément de monde, mais nous avons tout de même réussi à nous frayer un chemin jusqu'à une petite place offrant une excellente vue, juste devant l'entrée du Tosho-gu.
Une fois la procession terminée, nous avons repris la direction de la gare, cette fois en taxi. Nous avons déjeuné dans un restaurant de ramen à quelques pas de Tobu-Nikko Station : Ramen Bonten. Ce fut délicieux ! :D
Après une semaine entière passée à sillonner les routes du Tohoku, il était déjà temps de retourner à Tokyo. Pour le trajet, j'avais réservé des places à bord d'un train express reliant les gares de Tobu-Nikko et Kita-Senju en un peu plus d'une heure.
Je ne réserve généralement jamais mes billets à l'avance, mais comme nous étions en pleine période de festival, j'ai préféré pouvoir choisir notre horaire de retour sans stress.
Pour réserver notre train express (le Spacia X ou Kegon) entre Nikko et Tokyo, je suis passée par le site de Klook, qui ouvre les réservations un mois avant la date de départ.
Petite surprise : notre train était entièrement décoré sur le thème des célèbres fraises de la préfecture de Tochigi. Tochigi étant la première préfecture productrice de fraises au Japon.
D'immenses fraises ornaient l'extérieur des voitures et notre compartiment était lui aussi décoré aux couleurs de ce fruit emblématique de la région. Et j'ai d'ailleurs acheté quelques biscuits à la fraise à la gare juste avant de monter dans le train.
À notre arrivée à Tokyo, nous avons emprunté un train local jusqu'à Ikebukuro pour rejoindre notre premier logement, le Sakura Hotel Ikebukuro, où nous avions laissé une partie de nos bagages une semaine auparavant.
Nous avons ensuite passé la fin de journée à Ikebukuro. Au programme : quelques balles de baseball frappées au Batting Center d'Ikebukuro, un passage dans plusieurs boutiques de cartes Pokémon, puis un dîner chez MOMO Paradise, l'une de mes adresses incontournables à chacun de mes voyages au Japon !
MOMO Paradise est une chaîne de restaurants spécialisée dans le sukiyaki et le shabu-shabu (fondue japonaise).
Pour environ 5 700 JPY (environ 30€) par personne, le repas comprend de la viande (boeuf et porc) et de nombreux accompagnements à volonté. Il est également possible d'ajouter une formule boissons à volonté (softs ou alcool, cette dernière étant un peu plus onéreuse).
10. Derniers jours à Tokyo
Après 7 jours de road trip et 10 jours passés au Japon, nous voilà donc de retour à notre point de départ pour les derniers jours du voyage : Tokyo ! Après cette semaine passée en pleine nature, loin de la foule, le retour en ville fut rude.
Il nous restait deux journées complètes à passer à Tokyo, ainsi qu'un dernier jour où nous reprenions l'avion en soirée. Nous en avons profité pour faire quelques quartiers que nous n'avions pas encore visités, retourner dans certains que nous avions déjà parcourus au début du voyage et surtout, faire nos derniers achats !
Après un petit-déjeuner chez Vie de France, dans la gare d'Ikebukuro, où j'ai pris une délicieuse pâtisserie à l'effigie de Kumamon (la mascotte de la préfecture de Kumamoto, qui est aussi ma préférée), nous avons pris la direction de Shibuya.
Nous voulions être présents pour l'ouverture du Pokémon Center de Shibuya, à 10 h, en espérant pouvoir acheter des boosters de cartes Pokémon. Il est situé dans le department store PARCO, où l'on retrouve d'autres character shops (comme le Nintendo Store de Tokyo ou encore un Jump Shop).
La hype autour des cartes Pokémon est telle qu'il est devenu quasiment impossible de trouver des boosters par les canaux officiels (et donc au prix normal, soit 180 JPY le booster) : dans les Pokémon Center, certains konbini, quelques supermarchés et parfois même dans des distributeurs automatiques officiels.
Les stocks étant très limités, il n'est jamais garanti d'en trouver d'un jour à l'autre.
Eh bien, ce fut une réussite... En 10 jours de voyage, nous avons enfin pu acheter nos premiers boosters du voyage ! Les quantités étant limitées, nous n'avons pu acheter que cinq boosters par personne, mais c'était déjà bien mieux que rien ! :D
Nous sommes ensuite passés par le fameux MEGA Don Quijote de Shibuya, où nous avons fait plusieurs belles trouvailles, notamment un t-shirt à l’effigie de Donpen et d'Hachiko ! :D
Nous avons ensuite rejoint le quartier d'Harajuku en taxi (ce qui nous coûtait le même prix que les transports en commun) afin de faire d'autres boutiques qui figuraient sur ma wishlist : le Harry Potter Harajuku et le Harajuku Chicago Store, un magasin de vêtements de seconde main qui propose également des kimono et d'autres vêtements traditionnels.
J'y ai d'ailleurs trouvé un magnifique happi, une veste colorée traditionnellement portée lors des festivals japonais, qui est venu compléter ma collection déjà bien fournie à la maison ! :D
La boutique Harry Potter Harajuku est magnifiquement décorée. Pour accéder à l'étage, il faut emprunter un long escalator plongé dans l'obscurité, qui donne l'impression de traverser la mythique Forêt interdite.
J'ai craqué pour divers petits objets Harry Potter, un pull exclusif au magasin ainsi qu'une énorme peluche d'Hedwige dans une version sakura ! Impossible de résister ! :D
→Et si vous êtes fan de la saga Harry Potter, je vous invite à parcourir mes carnets de voyage 2023 et 2025 où je suis allée studio The Making of Harry Potter de Tokyo ! :D
Nous sommes brièvement repassés par l'hôtel pour nous décharger de nos sacs remplis des achats de la matinée, avant d'aller déjeuner chez Saizeriya. Il s'agit d'un autre family restaurant que j'aime beaucoup, où l'on a dégusté différents plats de pâtes et de pizzas.
Nous étions un peu fatigués d'avoir couru toute la matinée et nous avons donc décidé de nous rendre à Nakano en bus ! Ce trajet d'une petite heure en bus, au calme, était le bienvenu et nous a permis de reprendre un peu de forces !
Nous sommes descendus juste devant le Nakano Broadway, un centre commercial couvert de plusieurs étages, rempli de dizaines de petites boutiques. C'est un passage incontournable à chacun de mes séjours au Japon. Cette fois, par contre, je n'y ai rien trouvé de spécial... Beaucoup de boutiques étaient d'ailleurs fermées.
En revanche, la shotengai qui relie Nakano Broadway à la gare de Nakano (la Nakano Sun Mall) est toujours aussi agréable à parcourir ! Nous sommes retournés dans la boutique de céramique (Maruzen Tokiten) tenue par un petit papy japonais où j'avais acheté une énorme statue de tanuki l'année dernière. Et cette fois, c'est mon papa qui a craqué pour un énorme tanuki de 45 cm de haut ! :D
J'ai moi aussi acheté une tirelire en forme de tanuki. Cette petite bête étant devenue l'un de mes animaux préférés, il m'était difficile de repartir les mains vides ! :D
Nous sommes également tombé sur une boutique de cartes Pokémon incroyable, dans une petite ruelle perpendiculaire à la shotengai, où nous avons trouvé pas mal de très jolies cartes : Pokemon Shop Ninnin Nakan.
Nous sommes ensuite retournés nous reposer quelques heures à l'hôtel avant de ressortir aux alentours de 21 h pour retrouver un ami belge qui vit au Japon depuis quelques années. Nous sommes allés dîner chez Kura Sushi, le restaurant de sushi où nous avions été lors de notre premier jour au Japon ! :D
Et nous avons terminé la soirée par faire quelques parties de billard à quelques pas de là, chez Unison Billards & Darts Bar. C'était très sympa !
Le lendemain, c'était déjà notre dernière journée complète au Japon...
Nous avons commencé la journée par un petit-déjeuner chez Mister Donut, une chaîne de restaurants de donuts que l'on retrouve un peu partout au Japon. Mention spéciale pour leurs mochi donuts, dont la texture moelleuse et légèrement élastique est très différente de celle des donuts occidentaux. Un vrai régal !
Puis... nous sommes encore allés faire les magasins ! :D Il y avait encore quelques boutiques que nous avions envie de faire avant de repartir en Belgique, alors direction Tokyo Station !
Dans la gare se trouve la Tokyo Character Street, une galerie commerçante regroupant les boutiques officielles de nombreuses licences japonaises. On y retrouve notamment un Dragon Ball Store et un Pokémon Store, récemment rénové, qui propose des produits exclusifs, comme des Pikachu déguisés en conducteurs de train !
Nous avons ensuite marché une dizaine de minutes à travers le quartier très urbanisé de Tokyo Station, entourés de gratte-ciel à perte de vue, jusqu'à un autre Pokémon Center : le Pokémon Center TOKYO DX. Nous y étions pour l'ouverture et, après un peu d'attente, nous avons pu acheter notre deuxième lot de boosters de cartes Pokémon du voyage ! :D
Nous avons terminé notre virée shopping par deux boutiques, appelées antenna shop, que j'avais très envie de découvrir : le Ginza Okinawan Washita Shop, spécialisé dans les produits d'Okinawa, et le Ginza Kumamoto-kan, dédiée à la préfecture de Kumamoto. Une fois de plus, j'y ai laissé quelques yens... :D
Tokyo compte de nombreuses antenna shops, des boutiques officielles gérées par les différentes préfectures japonaises afin de promouvoir leur gastronomie, leur artisanat et le tourisme local.
→ Si vous ne disposez que de quelques jours à Tokyo, c'est aussi une excellente façon de découvrir les spécialités des différentes régions sans parcourir tout le pays.
Pour le reste de la journée, nous avions envie de quitter l'effervescence du centre de Tokyo... Du coup, direction Kamakura !
Kamakura est une ville balnéaire réputée pour ses nombreux temples et sanctuaires, comme le Tsurugaoka Hachiman-gu ou le Hase-dera.
Nous avions déjà visité tous ces magnifiques lieux lors de précédents voyages (c'était pour moi la quatrième fois que j'allais à Kamakura) et, cette fois, nous n'avions qu'une seule envie : aller voir la mer !
Nous voulions à la base faire une petite balade à vélo jusqu'à la plage... Mais nous étions arrivés dans les alentours de 16 h et le service le location avait déjà fermé ses portes.
Nous avons donc emprunté le train Enoden, qui longe le littoral, entre la gare de Kamakura et celle de Hase, avant de faire le chemin inverse à pied en longeant la plage, les pieds dans l'eau, au niveau de la Kamakura Yuigahama Beach.
Nous sommes restés une bonne heure au bord de la mer, simplement à profiter du calme des lieux, loin de l'agitation de Tokyo.
Attention, cependant... La plage regorge de rapaces survolant les environs !
Mon papa s'est d'ailleurs fait « attaquer » par l'un d'eux, qui pensait qu'il tenait quelque chose à manger dans la main ! Heureusement, plus de peur que de mal... ^^'
En fin de journée, sur le trajet du retour vers Tokyo, nous sommes passés par Yokohama Station. Nous en avons profité pour faire un dernier Pokémon Center : celui de Yokohama, situé dans l'immense department store Takashimaya, à l'Est de la gare !
Il y avait même un tout nouveau Pokémon Store, le Pokémon Center Yokohama Satellite, de l'autre côté de la gare. Et jackpot ! Même à cette heure avancée de la journée, nous avons pu acheter 10 boosters par personne dans chacune des deux enseignes ! :D
Nous sommes ensuite retournés à l'hôtel, assez tard puisqu'il était déjà passé 21 h. Nous avons d'abord terminé de boucler nos valises avant d'aller manger aux alentours de minuit chez Torikizoku, l'izakaya où nous avons été au début du voyage !
Malheureusement, l'heure tardive a fait que le service n'était pas du tout à la hauteur. Nous devions attendre une éternité entre chaque plat, alors que, la semaine précédente, tout s'était déroulé de manière très fluide.
Et malgré la fatigue, nous sommes tout de même allés faire un dernier tour chez Don Quijote ainsi que dans plusieurs konbini afin d'acheter les derniers snacks que nous voulions glisser dans nos valises.
Le lendemain, nous avons dit adieu à notre très chouette auberge de jeunesse, que je recommande vraiment si vous avez un budget serré ! Après avoir fait le check-out et laissé nos bagages à la réception jusqu'en fin d'après-midi, nous avons pris la direction de l'ouest de la ville, au nord du quartier de Nakano.
Nous avions réservé une expérience un peu particulière : le Marmot Village, un café à animaux entièrement consacré aux marmottes ! Mon papa étant un grand amoureux de ces adorables rongeurs, il était tout simplement impossible de passer à côté.
Ce fut une très chouette expérience ! Nous avons pu approcher de très près ces adorables petites bêtes et leur donner quelques morceaux de légumes. Le café abritait deux espèces différentes : des marmottes de l'Himalaya, de grande taille, ainsi que des marmottes de Bobak, beaucoup plus petites, dont le gabarit rappelle celui d'un chien de prairie.
Avant de repartir, nous avons également craqué pour un petit souvenir dans la boutique : une jolie photo Polaroid de l'une des marmottes.


Il était environ 11 h lorsque nous sommes sortis du Marmot Village. Le temps était bien pluvieux et nous avons donc décidé de privilégier des activités en intérieur pour profiter de cette dernière journée à Tokyo.
Mon compagnon avait envie de retourner une dernière fois à Akihabara afin de visiter quelques boutiques spécialisées dans les cartes Duel Masters. Et j'ai encore fait quelques trouvailles côté carte Pokémon également :D
Nous en avons profité pour déguster notre dernier ramen du voyage, chez Ichikakuya Akihabara Sohonten, situé sur l'artère commerçante principale du quartier. J'ai choisi la version épicée... Et ce fut un très bon choix ! :D
Nous avons ensuite remonté tranquillement vers le nord en direction d'Ueno et du Ameyoko Market. C'était l'occasion de faire quelques tous derniers achats comme une nouvelle paire de sandales chez ABC-Mart et quelques vêtements chez Coca, une autre enseigne que j'apprécie beaucoup.
Il était ensuite temps de reprendre, une dernière fois, le train de la Yamanote Line afin de rejoindre Ikebukuro et récupérer les bagages que nous avions laissés à la réception de l'hôtel.
Comme nous étions particulièrement chargés (deux grandes valises, une valise cabine et un gros sac à dos par personne), j'avais réservé à l'avance une navette privée avec la plateforme NearMe. Pour 17 000 JPY (un peu moins de 100 €), un chauffeur est venu nous chercher directement devant l'hôtel et nous a conduits jusqu'au bon terminal de Tokyo Haneda Airport... Quel bonheur !
Le service de navette NearMe propose différentes formules pour vous emmener directement de votre hôtel jusqu'au terminal de votre vol (et partout au Japon) :
- Navette partagée : vous voyagez avec d'autres passagers à un tarif avantageux. Le trajet est généralement plus long, car la navette effectue plusieurs arrêts pour prendre en charge ou déposer d'autres voyageurs.
- Navette privée : vous profitez d'un horaire plus précis et d'un trajet direct jusqu'à votre destination, pour un transfert plus rapide et plus confortable, à un tarif plus élevé.
Le prix varie bien évidemment en fonction du trajet, du nombre de passagers et du nombre de bagages.
Si vous êtes très chargés ou en famille, je recommande vraiment ce service qui est particulièrement intéressant car il évite les nombreuses correspondances dans les transports en commun pour atteindre l'aéroport.
Le Terminal 3 de l'aéroport de Tokyo Haneda réserve une dernière belle surprise aux voyageurs avant leur départ... Au 4e étage, juste au-dessus du hall des départs, se trouve l'Edo Koji, un vaste espace commerçant magnifiquement décoré.
L'Edo Koji est un espace commerçant entièrement décoré dans le style de l'époque d'Edo. Ses ruelles pavées, ses façades traditionnelles et ses lanternes recréent l'atmosphère du Tokyo d'autrefois.
On y trouve de nombreux restaurants, cafés et boutiques de souvenirs, ce qui en fait un excellent endroit pour profiter une dernière fois de l'ambiance japonaise avant de prendre son vol.
Nous avons pris un dernier repas sur le pouce chez Yoshinoya, une autre célèbre chaîne de restaurants spécialisée dans le gyudon, avant d'embarquer pour notre vol vers Helsinki, puis Bruxelles, comme à l'aller.
Et voici ce qui clôture ce court, mais intense voyage au Japon. Entre les paysages magnifiques, les onsen, les festivals, les spécialités culinaires et les innombrables découvertes, cette nouvelle aventure restera gravée dans nos mémoires.








































































































































