Nikko au printemps : festival du Tosho-gu et découverte de la ville

19/09/2026

Après plusieurs jours de road trip à travers le Tohoku, mon 8ème voyage au Japon touche doucement à sa fin. 

Je quitte mon fabuleux logement de Kinugawa Onsen pour rejoindre Nikko, une étape que j'avais particulièrement envie de découvrir lors de ce printemps 2026. J'ai précisément choisi de venir à Nikko ce jour-là pour assister au grand festival de printemps du sanctuaire Tosho-gu, le Shunki Reitaisai

J'ai également profité de mon passage à Nikko pour redécouvrir quelques-uns des lieux les plus emblématiques de la ville, que j'avais déjà visités lors de précédents voyages, en 2016 et 2017. 


Le grand festival de printemps du sanctuaire Tosho-gu


Le lendemain matin, je me suis une nouvelle fois levée à l'aube pour profiter une dernière fois des bains publics. Et ici, vu la taille de l'établissement, même à 6h du matin, je n'étais pour une fois pas toute seule ! 

Nous sommes ensuite allés prendre notre petit-déjeuner au buffet qui était tout aussi gigantesque que celui de la veille. Après ce dernier repas, nous avons quitté Kinugawa Onsen en direction de notre toute dernière étape avant de retourner à Tokyo : Nikko !

Restitution de la voiture de location à Nikko Station

Nikko ne se trouve qu'à une vingtaine de kilomètres de Kinugawa Onsen, nous sommes donc arrivés relativement tôt sur place. Nous avons commencé par restituer notre voiture de location à l'agence Toyota Rent a Car, située juste en face de la Tobu-Nikko Station.

J'appréhendais un peu ce moment à cause de mon petit accrochage survenu quelques jours plus tôt. Je m'attendais à devoir payer une importante franchise pour les dégâts causés au véhicule. Finalement, je m'étais inquiétée pour rien : grâce à l'assurance que j'avais souscrite (11 500 JPY pour les 7 jours de location, soit environ 60 €), je n'ai pas eu un seul centime à débourser ! Un vrai soulagement.

Après avoir dit adieu à notre petite voiture de location, nous nous sommes dirigés à pied, sous un soleil de plomb, vers le site des sanctuaires et temples de Nikko : le World Heritage Site.

Le World Heritage Site de Nikko 

Les sanctuaires et temples de Nikko sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999 sous l'appellation « World Heritage ».

Ce site regroupe 103 bâtiments historiques répartis au sein de deux sanctuaires shinto (Tosho-gu et Futarasan-jinja) et d'un temple bouddhiste (Rinno-ji).

Avec ses immenses forêts de cèdres, ses bâtiments richement décorés et son importance historique liée au clan Tokugawa, Nikko est aujourd'hui considéré comme l'un des plus beaux ensembles religieux du Japon.

Si nous avions prévu de venir à Nikko ce jour-là, c'était parce qu'avait lieu le deuxième jour du festival de printemps du sanctuaire Tosho-gu (le Shunki Reitaisai). Nous avions déjà assisté à la version automnale de ce festival en octobre 2016, et cela nous a rappelé de très beaux souvenirs !

Le sanctuaire Tosho-gu a été construit en hommage à Tokugawa Ieyasu après sa mort. Deux fois par an (en octobre et en mai), le sanctuaire célèbre l'arrivée de son esprit avec le grand festival Shuki Taisai et Shunki Reitaisai.

Vous pouvez assister à de nombreux spectacles et événements, ainsi qu'une procession de 1 000 samouraïs en armure qui marchent dans les rues jusqu'au sanctuaire Tosho-gu.

Je vous invite à parcourir mon article sur les matsuri, les festivals traditionnels japonais qu'on retrouve à toute saison, un peu partout au Japon.

La grande procession ne débutant qu'à 11 h, nous avons commencé la journée par la visite de l'un des temples que nous n'avions pas eu l'occasion de découvrir lors de notre précédent passage à Nikko : le Rinno-ji.

De l'extérieur, il s'agit d'un immense bâtiment rouge vermillon à l'architecture relativement sobre. Mais son intérieur renferme, à mes yeux, l'un des plus beaux trésors que nous ayons admirés au cours de nos voyages au Japon : les trois impressionnantes statues en bois doré représentant les divinités bouddhiques protectrices des montagnes sacrées de Nikko.

Le bâtiment principal, appelé Sanbutsudole hall des Trois Bouddhas »), abrite Amida Nyorai, Senju Kannon (Kannon aux mille bras) et Bato Kannon (Kannon à tête de cheval). 

Hautes de plusieurs mètres et richement dorées, ces impressionnantes statues dégagent une atmosphère de sérénité difficile à décrire.

Les photographies étant malheureusement interdites à l'intérieur du bâtiment, je n'ai pas pu immortaliser ces magnifiques statues. Heureusement, il est possible d'en découvrir quelques clichés sur le site officiel du temple.

C'est probablement l'un des monuments qui m'a le plus impressionnée à Nikko.

Le Taiyu-in, mon incontournable à Nikko

Nous avions encore un peu de temps avant le début des festivités et j'avais très envie de retourner visiter l'un des lieux qui m'avaient le plus marqué lors de mon voyage d'octobre 2016 : le Taiyu-in, le mausolée de Tokugawa Iemitsu.

Moins connu que le célèbre Tosho-gu, le Taiyu-in est pourtant l'un des plus beaux ensembles religieux de Nikko.

Construit en 1653 pour accueillir la sépulture de Tokugawa Iemitsu, troisième shogun du clan Tokugawa (et petit-fils de Tokugawa Ieyasu), il se distingue par son architecture somptueuse mêlant feuilles d'or, sculptures raffinées et laques, tout en restant volontairement plus sobre que le mausolée de son illustre grand-père.

Et bien ce fut une excellente idée ! Mes souvenirs ne m'avaient pas trompée : le Taiyu-in est toujours aussi somptueux. J'aime énormément les contrastes de couleurs que l'on retrouve sur les différents bâtiments, mais aussi les nombreuses sculptures et statues qui ornent le site.

J'ai apprécié tout particulièrement les représentations grandeur nature de plusieurs divinités, dont les kami Raijin et Fujin, respectivement divinités du tonnerre et du vent dans la tradition japonaise.

Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les kami, les divinités shintoïstes, dans la partie mythologie japonaise du blog.

Le Shunki Reitaisai, le grand festival de printemps du Tosho-gu

Nous avons ensuite rejoint l'Omotesando, la grande avenue menant au Tosho-gu, pour assister à la célèbre procession des 1 000 samouraïs (appelée Hyakumono-Zoroe Sennin Gyoretsu) qui se déroule tous les ans, le 18 mai.

Trois sanctuaires portatifs (mikoshi) ouvrent la marche. Ils pèsent près de 800 kg chacun et abritent les esprits de trois figures de l'unification du Japon : Tokugawa Ieyasu, Toyotomi Hideyoshi et Minamoto no Yoritomo.

Des prêtres shinto à cheval et des musiciens de cour ferment le cortège funéraire. Ils partent du sanctuaire Futarasan-jinja pour rejoindre le Tosho-gu sur un parcours d'environ un kilomètre.

La procession dure environ 45 minutes et est commentée en japonais et en anglais. Les explications permettaient de mieux comprendre le rôle des différents participants ainsi que la signification des costumes, armures et objets cérémoniels portés tout au long du défilé.

Il y avait énormément de monde, mais nous avons tout de même réussi à nous frayer un chemin jusqu'à une petite place offrant une excellente vue, juste devant l'entrée du Tosho-gu.


Retour à Tokyo en train express


Une fois la procession terminée, nous avons repris la direction de la gare, cette fois en taxi. Nous avons déjeuné dans un restaurant de ramen à quelques pas de Tobu-Nikko Station : Ramen Bonten. Ce fut délicieux ! :D

Après une semaine entière passée à sillonner les routes du Tohoku, il était déjà temps de retourner à Tokyo. Pour le trajet, j'avais réservé des places à bord d'un train express reliant les gares de Tobu-Nikko et Kita-Senju en un peu plus d'une heure. 

Je ne réserve généralement jamais mes billets à l'avance, mais comme nous étions en pleine période de festival, j'ai préféré pouvoir choisir notre horaire de retour sans stress.

Pour réserver notre train express (le Spacia X ou Kegon) entre Nikko et Tokyo, je suis passée par le site de Klook, qui ouvre les réservations un mois avant la date de départ.

Petite surprise : notre train était entièrement décoré sur le thème des célèbres fraises de la préfecture de Tochigi. Tochigi étant la première préfecture productrice de fraises au Japon.  

D'immenses fraises ornaient l'extérieur des voitures et notre compartiment était lui aussi décoré aux couleurs de ce fruit emblématique de la région. Et j'ai d'ailleurs acheté quelques biscuits à la fraise à la gare juste avant de monter dans le train.

À notre arrivée à Tokyo, nous avons emprunté un train local jusqu'à Ikebukuro pour rejoindre notre premier logement, le Sakura Hotel Ikebukuro, où nous avions laissé une partie de nos bagages une semaine auparavant.

Nous avons ensuite passé la fin de journée à Ikebukuro. Au programme : quelques balles de baseball frappées au Batting Center d'Ikebukuro, un passage dans plusieurs boutiques de cartes Pokémon, puis un dîner chez MOMO Paradise, l'une de mes adresses incontournables à chacun de mes voyages au Japon !

MOMO Paradise est une chaîne de restaurants spécialisée dans le sukiyaki et le shabu-shabu (fondue japonaise)

Pour environ 5 700 JPY (environ 30€) par personne, le repas comprend de la viande (boeuf et porc) et de nombreux accompagnements à volonté. Il est également possible d'ajouter une formule boissons à volonté (softs ou alcool, cette dernière étant un peu plus onéreuse).


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