Tokyo au printemps 2026 : nos premiers jours au Japon

17/09/2026

Arrivée à Tokyo et découverte du quartier d'Ikebukuro


Pour ce 8ème voyage, comme en mars 2025, nous avons opté pour un vol avec la compagnie Finnair, au départ de Bruxelles. Après un court vol et une escale de trois heures à Helsinki, nous voilà embarqués pour Tokyo Narita, l'aéroport situé au nord-est de la capitale nippone.

→ Chouette petit souvenir : nous avons voyagé à bord de l'avion du Père Noël et avons reçu le "The Northern Route Diploma", un certificat attestant que notre vol a survolé le pôle Nord.

À Tokyo, on retrouve deux aéroports internationaux différents :

- Tokyo Haneda, le plus proche du centre-ville, accessible en monorail puis en train local,

- Tokyo Narita
, situé au nord-est de la ville. Pour rejoindre rapidement le centre-ville, il est possible d'emprunter le train express Skyliner, qui permet d'effectuer le trajet en moins d'une heure. 

Une fois arrivés à Tokyo Narita, nous avons passé assez rapidement les contrôles d'immigration et une vignette a été apposée dans notre passeport

Celle-ci mentionne la date de notre arrivée sur le sol japonais ainsi que la date limite de séjour (90 jours plus tard), à laquelle nous devons quitter le territoire. On y trouve également un QR code qui permet notamment de bénéficier du programme TAX FREE proposé par certains magasins pour tout achat supérieur à 5 500 JPY.

Afin de faciliter votre passage à l'immigration et à la douane, je vous conseille vivement de compléter les formalités en ligne via Visit Japan Web avant votre départ. Cela vous évitera de perdre du temps à remplir les formulaires papier à votre arrivée. 

À l'issue de l'enregistrement, un QR code sera généré (un pour chaque personne) et devra être présenté aux agents lors des contrôles à l'aéroport.

Une fois nos bagages récupérés, nous nous sommes rapidement rendus au guichet afin d'acheter notre WELCOME SUICA, une carte de transport prépayée spécialement conçue pour les touristes. Il est possible d'y charger jusqu'à 20 000 JPY et de l'utiliser pendant une période maximale de 28 jours consécutifs

Elle peut également être utilisée dans la plupart des distributeurs automatiques, konbini et de nombreux commerces, ce qui en fait bien plus qu'une simple carte de transport.

Nous avons pris une carte par personne et avons chargé 10 000 JPY pour commencer sur celle-ci.

Attention, contrairement à une carte SUICA classique, il n'est pas possible de récupérer le solde restant sur une WELCOME SUICA

S'il vous reste de l'argent sur la carte à la fin de votre séjour, n'hésitez pas à l'utiliser pour effectuer des achats dans les konbini ou aux distributeurs automatiques de boissons.

Je vous invite d'ailleurs à lire l'article sur les cartes de transport IC dans la partie transports du blog pour plus d'informations ! 

Nous avons ensuite acheté nos billets pour le Skyliner, un train express reliant Tokyo Narita Airport au centre de Tokyo en moins d'une heure (1 300 JPY par personne).

Après une bonne heure et demie de trajet (Skyliner + train local), nous avons enfin retrouvé notre quartier tokyoïte de prédilection : Ikebukuro !

Cela fait maintenant trois voyages que nous établissons notre camp de base à Ikebukuro, et toujours dans le même établissement : le Sakura Hotel Ikebukuro. Il s'agit d'une auberge de jeunesse qui propose, en plus des dortoirs, des chambres privées avec salle de bain. Nous avons opté pour une chambre double confort (18m²), plus spacieuse que la chambre double classique (12m²), ce qui est particulièrement appréciable lorsque l'on voyage avec beaucoup de bagages et que l'on souhaite pouvoir ouvrir ses valises sans difficulté.

→ Si vous ne souhaitez pas dépenser une somme énorme pour votre logement, je recommande +++ cet établissement. Même si l'hôtel mériterait un petit rafraîchissement, les chambres sont propres et fonctionnelles, et le staff est vraiment adorable ! 

Après une petite douche rapide, nous avons passé la fin de l'après-midi (il était déjà 17h) à nous promener dans les alentours de l'hôtel. 

Nous sommes passés de l'autre côté de la gare (côté Est), pour rejoindre la Sunshine 60 Street, une rue commerçante particulièrement animée où l'on trouve des boutiques de toutes sortes.

Nous avons notamment fait un passage obligé par quelques magasins de cartes Pokémon (notamment chez Card Secret), le centre commercial Sunshine City et l'incontournable Don Quijote !

Pour notre premier repas japonais, nous avons été dîner chez Kura Sushi, une célèbre chaîne de restaurants de sushi. 

Pour une trentaine d'assiettes de sushi, quelques accompagnements (oignons frits, tempura, desserts...) et plusieurs boissons (bière et umeshu), nous en avions pour 3 500 JPY par personne (environ 18 €). De quoi bien commencer le voyage à moindre coût ! 

Il existe plusieurs enseignes populaires de restaurants de sushi à prix très abordable, telles que Kura Sushi, Sushiro ou encore Hama Sushi. Ces restaurants, appelés kaiten-zushi (« sushi sur tapis roulant »), sont très répandus au Japon.

Même si les menus diffèrent quelque peu selon les enseignes, le concept reste le même : il suffit de commander sur une tablette et les sushi arrivent directement à votre table sur un tapis roulant. Chaque assiette a un prix défini et la note finale dépend du nombre d'assiettes dégustées.

Je vous recommande vraiment de tester ce genre de restaurant, même si vous n'êtes pas amateur de poisson. Personnellement, je n'aime pas le poisson ni les aliments crus... Mais je me régale à chacun de mes passages avec des sushi au poulet, porc, bœuf et légumes ! :D


Journée à Ueno et Akihabara, à la chasse aux cartes Pokémon


Le lendemain, nous nous sommes réveillés très tôt : impossible de nous rendormir à cause du décalage horaire. Nous avons donc pris notre temps à l'hôtel avant de commencer la journée vers 7h.

Pour le petit-déjeuner, nous avons été chez Vie de France, une boulangerie franco-japonaise située à l'intérieur de la gare. L'enseigne propose un large choix de viennoiseries, de pains et de petits sandwichs. C'est toujours amusant de découvrir les produits proposés dans ces boulangeries dites « françaises ». On passe du croissant classique au beignet fourré au curry ou encore au hot-dog.

De notre côté, nous sommes restés relativement classiques avec un croissant, une couque au chocolat, une brioche au chocolat, une petite tarte aux œufs et un tamago sando (sandwich japonais aux œufs). Le tout pour un prix dérisoire comparé à ce que cela nous coûterait pour la même chose en Belgique (moins de 800 JPY par personne, environ 4 €).

Nous avons ensuite emprunté la JR Yamanote line, la célèbre ligne circulaire qui dessert le centre de Tokyo et traverse la plupart des quartiers emblématiques de la capitale, tels que Shinjuku, Shibuya, Ueno, Akihabara ou encore Tokyo Station.

Comme il était encore relativement tôt (aux alentours de 8h), nous avons fait un bref arrêt à Ueno afin de profiter du parc et de ses environs. Nous nous sommes rendus jusqu'à l'entrée du Musée national de la Nature et des Sciences, où se dresse une impressionnante statue de baleine grandeur nature. Juste devant celle-ci se trouvait une plaque d'égout Pokémon, appelée Poké Lid.

Dans le parc d'Ueno, on peut trouver deux Poké Lid différents : l'une représente Ptyranidur accompagné d'Okéoké, tandis que l'autre met en scène Archéomire entouré de plusieurs Balbuto.

Dans le jeu mobile Pokémon GO, auquel mon père et mon compagnon jouent depuis de nombreuses années, il est possible de collectionner les différents « tampons » associés aux Poké Lid rencontrés. 

En enregistrant deux plaques d'une même préfecture, on débloque un Pikachu exclusif. Joli souvenir !

→ Je vous invite à parcourir mon article sur la campagne Pokémon Local Acts et les plaques dégouts Pokémon qu'on retrouve partout à travers l'archipel ! 

En retournant vers la gare, je me suis arrêtée dans une charmante petite boutique faisant également office de point d'information, située juste en face de l'entrée de la gare d'Ueno (Parks Ueno Store). J'y ai trouvé de l'encens et une magnifique carte postale en bois représentant les kami Rajin et Fujinles divinités shintoïstes du tonnerre et du vent. 

Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les divinités japonaises dans la section culture japonaise du blog pour plus de détails. 

Nous avons ensuite repris le train et sommes descendus deux arrêts plus loin, à Akihabara Station

Dans la gare, je suis tombée sur un distributeur de boisson thématisé Kumamon, vendant des produits de la préfecture de Kumamoto. J'ai eu un énorme coup de cœur pour cette région dans laquelle je suis déjà passée lors de mes voyages de 2020, 2023 et 2025. J'y ai pris un délicieux café au lait de Kumamoto

Akihabara est un quartier de Tokyo dans lequel je passe toujours une journée entière à chacun de mes voyages. Étant une grande fan de Pokémon, la chasse aux cartes Pokémon est d'ailleurs l'un des principaux objectifs de mes séjours au Japon ! :D 

Comme il était encore relativement tôt et que les boutiques de cartes Pokémon n'ouvrent généralement pas avant 11h (voire beaucoup plus tard, vers 13h ou 14h pour certaines), nous avons commencé notre virée shopping par l'immense Yodobashi Akiba.

Le Yodobashi Akiba est un gigantesque magasin d'électronique (mais pas seulement !) qui propose plus d'un million de références. On y trouve des étages entiers consacrés à la téléphonie, à l'électroménager, aux montres haut de gamme et surtout... un étage dédié aux jeux vidéo et aux jouets en tout genre. 

Pour moi, c'est un passage incontournable lorsque l'on visite Akihabara : cela vaut vraiment le détour !

J'y ai trouvé le jeu Nintendo Switch 2 Pokopia, que je souhaitais acheter au Japon car les prix y sont bien plus avantageux qu'en Europe : je l'ai payé 7 755 JPY (ce qui fait environ 42 € - prix de mai 2026 - comparé au tarif européen tournant autour des 70 €). Nous avons également acheté une manette exclusive Switch 2 Métamorph.

Mon père souhaitait faire remplacer la pile de la montre G-Shock qu'il avait achetée en 2016 dans ce même magasin et le vendeur nous a orientés vers le « CASIO Techno Akihabara Service Station », situé à quelques minutes à pied du YodobashiLa dame qui nous a reçus était adorable, mais ne parlait pas un mot d'anglais. Heureusement, elle avait un appareil de traduction instantanée et, ayant commencé les cours de japonais en septembre 2025, j'ai pu me débrouiller un petit peu en japonais

Malheureusement, le modèle de montre de mon père nécessitait un retour en usine, avec un délai annoncé de trois semaines à un mois. Pour des modèles moins haut de gamme, le changement est généralement réalisé dans l'heure. Nous avons donc renoncé à la réparation pour cette fois. 

Nous avons ensuite commencé à faire le tour des différentes boutiques de cartes TCG situées dans les alentours de la gare. Le célèbre bâtiment Radio Kaikan, juste à côté de la sortie « Electric Town », en regroupe à lui seul un grand nombre.

Les ruelles colorées d'Akihabara regorgent de centaines de magasins. N'hésitez pas à explorer les étages des immeubles, même lorsque l'entrée semble peu engageante. C'est souvent dans ces endroits discrets que se cachent les plus belles trouvailles !

Pour plus d'informations sur les magasins de cartes Pokémon, rendez-vous sur mon article consacré à la pop culture japonaise

L'heure du déjeuner approchait doucement et nous avions très envie de nous rendre dans l'un de nos family restaurants préférés : chez COCO'S.

Les family restaurants sont des chaînes de restauration très populaires au Japon. Ils proposent une grande variété de plats à des prix abordables, allant de la cuisine japonaise aux spécialités occidentales. 

Leur ambiance décontractée, leur service rapide et leurs menus souvent très variés en font des lieux idéaux pour faire une pause lors d'une journée de visite.

Nous avons pris divers plats à partager : pâtes carbonara, pizza margherita, pain à l'ail, quésadillas de poulet et steak de bœuf. Les plats étaient apportés à table par un petit robot... Vraiment adorable :D Nous avons aussi pris le drink bar à volonté, pour quelques dizaines de JPY en plus. 

Après avoir mangé, nous nous sommes rendus au sanctuaire voisin, le magnifique Kanda-myojin, que j'avais déjà eu l'occasion de découvrir en 2023.

Ce sanctuaire est une réelle bulle d'oxygène dans la jungle urbaine qu'est le quartier d'Akihabara. Situé à quelques minutes à pied de l'artère commerçante principale, vous êtes accueilli par une immense porte très colorée qui marque l'entrée du sanctuaire. On retrouve également une superbe boutique vendant des objets traditionnels à l'entrée du EDOCCO (le Edo Culture Complex), dans l'enceinte du sanctuaire.

En approchant, nous avons rapidement remarqué une certaine effervescence. Nous étions le 9 mai 2026 et, par chance, c'était justement le week-end du Kanda Matsuri.

Le Kanda Matsuri est l'un des plus grands festivals de Tokyo

Organisé par le sanctuaire Kanda-myojin, il couvre les quartiers de Kanda, Nihonbashi et Akihabara. Ses impressionnantes processions de mikoshi (sanctuaires portatifs) et ses défilés en costumes traditionnels attirent chaque année des milliers de visiteurs.

Les éditions les plus spectaculaires du festival, appelées Honmatsuri, avec leur immense procession historique à travers le centre de Tokyo, n'ont lieu que les années impaires (2025, 2027, etc.). Les années paires accueillent quant à elles une version plus discrète, parfois appelée Kagematsurifestival de l'ombre »), davantage centrée sur les cérémonies religieuses, les quartiers locaux et les processions de mikoshi.

Comme nous étions en 2026, c'était la version plus modeste que nous avons aperçu, mais l'ambiance était au rendez-vous et nous avons eu la chance de croiser plusieurs groupes en tenue traditionnelle dans les ruelles autour du sanctuaire.

 Je vous invite à parcourir mon article sur les festivals traditionnels japonais pour plus de détails sur les matsuri. 

Nous sommes ensuite rentrés à Ikebukuro et après une courte pause à l'hôtel, nous sommes repartis du côté Est de la gare pour faire quelques boutiques.

J'en ai profité pour acheter une nouvelle paire de baskets Puma chez ABC-Mart, une chaîne de magasins de chaussures très populaire au Japon. On y trouve de nombreuses marques internationales ainsi que des modèles parfois exclusifs au marché japonais, ce qui en fait une adresse incontournable pour les amateurs de sneakers.

Nous sommes également entrés dans le game center GiGO de la Sunshine 60 Street pour faire un purikura, un photobooth typiquement japonais. On retrouve également plusieurs étages de pinces UFO Catcher et de bornes d'arcades en tout genre. 

Le purikura est une véritable expérience japonaise à part entière

Après avoir payé (généralement autour de 500 JPY), vous entrez d'abord dans un mini studio où plusieurs photos sont prises selon différentes poses. Une fois la séance terminée, vous passez de l'autre côté de la machine pour personnaliser vos clichés.

Vous pouvez y ajouter des stickers, des annotations, des cadres, modifier les couleurs et appliquer toutes sortes d'effets. Attention toutefois : le principe même des purikura est souvent de retoucher les visages pour les rendre plus « kawaii », avec des yeux agrandis, une peau lissée et des traits affinés. 

Le résultat peut être assez surprenant lors de la première utilisation, mais c'est aussi ce qui fait tout le charme de l'expérience !

Pour le repas du soir, nous avons pris la direction de Torikizoku, une chaîne d'izakaya que l'on retrouve absolument partout au Japon !

Les izakaya sont des établissements japonais comparables à nos bistrots ou bars à tapas. On s'y retrouve après le travail ou entre amis pour partager de petits plats accompagnés de boissons, dans une ambiance généralement très animée et décontractée.

Chez Torikizoku, le principe est simple : tous les plats et boissons sont proposés au même prix, soit 390 JPY. Des brochettes de poulet grillé (yakitori) aux chopes de bière de 500 ml, tout est affiché au même tarif. C'est une formule conviviale et économique qui permet de goûter à de nombreux plats sans se ruiner.

Une fois de plus, nous nous sommes régalés pour un budget très raisonnable (moins de 20 € par personne, alcool compris) ! Et pour le dessert, j'ai été prendre ma glace préférée chez 7-Eleven, la glace à la crème brûlée !


Matinée sportive à Kawasaki et virée shopping à Tokyo Skytree 


Le lendemain, seconde journée à Tokyo avant de partir vers le nord du pays ! 

Comme lors de notre voyage 2025, mon compagnon avait prévu de participer à un entraînement de flag football avec une équipe japonaise dans la banlieue Ouest de Tokyo, à Kawasaki, le long des berges de la rivière Tama-gawa.

L'entraînement commençait vers 7h30 mais, comme nous étions encore en plein décalage horaire, nous avons quitté l'hôtel dès 6h. Comme nous devions changer de train à Shibuya pour rejoindre le terrain, nous en avons profité pour faire un bref arrêt dans le quartier. Nous avons notamment pris quelques photos avec la célèbre statue d'Hachiko qui, à cette heure matinale, était presque entièrement déserte.

Cette fois-ci, mon compagnon a joué avec l'équipe junior (moins de 18 ans), les seniors ayant un match prévu dans la journée. 

Ce fut une très belle expérience et j'ai eu l'occasion de discuter longuement avec les parents venus assister à l'entraînement. Les échanges se sont déroulés en anglais, mais aussi en japonais, ce qui m'a permis de pratiquer un peu la langue.

Nous sommes restés sur place jusqu'à 10h30 avant de retourner vers le centre de Tokyo.

Mon père souhaitait acheter un objectif Nikon d'occasion et nous avions repéré une boutique spécialisée à Shinjuku (MAP Camera), à proximité du Yodobashi Camera. Il a rapidement trouvé exactement ce qu'il recherchait et, moins de 20 minutes plus tard, il était l'heureux propriétaire de son nouvel objectif.

L'objectif lui a coûté environ deux fois moins cher qu'un modèle neuf tout en ayant bénéficié d'une révision complète, avec les éléments internes remis à neuf. Une excellente affaire !

Nous sommes ensuite brièvement repassés par l'hôtel afin que mon compagnon puisse prendre une douche et se changer après son entraînement.

Pour le déjeuner, nous avons été chez Tonchin Ikebukuro, notre adresse de ramen favorite dans le quartier. Comme à chacune de nos visites, nous n'avons pas été déçus : c'est une véritable valeur sûre !

Nous avons passé l'après-midi aux alentours de la Tokyo Skytree, l'immense tour d'observation qui s'élève à l'Est du centre de Tokyo.

À ses pieds se trouve un gigantesque complexe commercial que j'apprécie tout particulièrement, le Tokyo Solamachi. On y retrouve de nombreuses enseignes que j'aime beaucoup, notamment un Pokémon Center, une immense boutique dédiée à l'univers du Studio Ghibli ainsi que l'un de mes magasins de vêtements préférés : Punyus.

Punyus est une marque de mode japonaise au style coloré et « kawaii », fondée par la comédienne et mannequin japonaise Naomi Watanabe. Sa particularité est de proposer une large gamme de tailles allant jusqu'au 5 XL japonais, ce qui est encore relativement rare au Japon.

C'est donc une excellente adresse pour trouver des vêtements au style typiquement japonais tout en bénéficiant de tailles plus adaptées aux morphologies occidentales. J'y fais toujours un arrêt lors de mes voyages au Japon ! Cette fois, j'y ai trouvé une jolie jupe écolière gris souris et quelques très mignonnes paires de chaussettes ! 

Après cette petite virée shopping, alors que nous retournions vers l'hôtel, j'ai remarqué que nous passions à proximité d'un sanctuaire que j'avais repéré quelques temps auparavant.

En cherchant des objets japonais sur Vinted, j'étais tombée sur une petite statuette de kappa pour laquelle j'avais complètement craqué. Après quelques recherches sur internet, j'avais finalement retrouvé le sanctuaire dont provenait cette figurine : le sanctuaire Suiten-gu, situé dans le quartier de Nihonbashi.

Le kappa est un yokai aquatique du folklore japonais traditionnellement associé aux rivières et aux étangs. 

Au Suiten-gu, il a une signification plutôt bienveillante :
- il représente le lien avec l'élément eau, puisque le sanctuaire est dédié à la divinité de l'eau Suiten,
-
il est considéré comme un protecteur contre les accidents liés à l'eau, les noyades et les inondations,
- la statue du kappa du sanctuaire tient trois bébés dans ses bras, ce qui en fait également un symbole de fertilité et de protection des enfants.

Nous étions un peu serrés au niveau du timing, car le sanctuaire fermait ses portes à 17 h, mais nous avons tout juste eu le temps de nous y rendre et de passer par la boutique avant sa fermeture ! J'y ai pris plusieurs statuettes de kappa (pour mes proches et pour moi-même), ainsi qu'un ema en forme de chien et le goshuin du sanctuaire. 

Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon article sur les yokai, les créatures surnaturelles du folklore japonais.

Le Suiten-gu est un sanctuaire assez particulier. Ici, pas de vieilles bâtisses en bois ni d'architecture traditionnelle : à l'exception de son pavillon principal, le complexe est complètement moderne. De l'extérieur, il est même difficile de deviner qu'il s'agit d'un lieu de culte.

Le Suiten-gu est particulièrement apprécié des futurs parents et des familles. 

De nombreux visiteurs viennent y prier pour une grossesse, un accouchement sans encombre ou la bonne santé de leurs enfants, ce qui explique la présence de plusieurs statues évoquant la maternité et la protection des plus jeunes.

De retour à Ikebukuro, nous avons dîné sur le pouce chez McDonald's avant de rentrer à l'hôtel. Je vous recommande de passer une fois (ou plus) chez Mc Do lors de votre voyage pour découvrir le menu local, avec des exclusivités qu'on ne retrouve nulle part ailleurs ! 

Nous avons ensuite préparé nos valises, car le lendemain, nous quittions Tokyo pour prendre la direction de la ville Sendai !


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